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Sujet : L'essence même de la réflexion, c'est de comprendre qu'on n'avait pas compris. Qu'en pensez-vous ?

Définitions des termes :
  • essence : Ce qui fait qu'une chose est ce qu'elle est, sa nature. L'essence est pensée comme éternelle ou au contraire comme en devenir. Du latin esse, « être ». L'essence d'une chose, c'est sa nature, ce qui définit son être. Une qualité essentielle s'oppose alors à une qualité accidentelle, c'est-à-dire non constitutive de l'être de la chose.
  • même : Analogue, aussi, égal, identique, uniforme.
  • comprendre : Comprendre, c'est connaître un phénomène de l'intérieur, par son sens, en déchiffrant sa singularité. Dans les sciences, expliquer c'est ramener la diversité des phénomènes à des causes (leurs conditions de production) et à des lois permettant d'en faire des cas particuliers.

Extrait du corrigé : C'est l'insatisfaction dans laquelle nous plonge cette compréhension négative qui nous donne à penser. Deuxième partie   - La réflexion est ainsi ce dialogue de soi à soi, où l'on ne fige pas la pensée en adoptant une opinion, affirmative ou négative, ou même une thèse scientifique donnée. Elle est suspension du jugement : la réflexion commence là où le doute s'installe (Méditations métaphysiques de Descartes).   Mais si l'étonnement qui surgit de la compréhension présente de notre état d'ignorance provoque la négation de notre pensée présente, alors l'essence de la réflexion se révèle dans le cheminement dialectique de la négation à  l'affirmation, le doute initial devant conduire à l'assentiment (ou non) ultérieur. Le doute cartésien conduit ainsi à chercher les fondements stables et indubitables de la pensée (cogito).   - Si donc l'essence de la réflexion réside dans l'étonnement qui nous fait douter de notre savoir présumé, compréhension négative qui nous amène à un savoir positif (la conscience de soi, ou le cogito), la pensée est alors confrontée à un nouveau paradoxe. En effet, l'essence est en principe immuable et éternelle, c'est-à-dire hors du temps. L'essence de la réflexion est la même, quel que soit le lieu ou le sujet qui pense. Néanmoins, le temps s'installe au coeur même de l'essence de la réflexion et du sujet : il ne suffit pas à l'écolier d'apprendre les acquis de la révolution galiléo-copernicienne, ou de lire les Méditations métaphysiques ; il doit lui-même répéter ce processus temporel de réflexion, « comprendre qu'il n'avait pas compris », c'est-à-dire prendre conscience de lui-même comme « chose pensante dans le temps » (cogito kantien - cf. cours de Deleuze sur Kant).

	L'essence même de la réflexion, c'est de comprendre qu'on n'avait pas compris. Qu'en pensez-vous ?

Corrigé : 	L'essence même de la réflexion, c'est de comprendre qu'on n'avait pas compris. Qu'en pensez-vous ? Corrigé de 920 mots (soit 2 pages) directement accessible

Le corrigé du sujet " L'essence même de la réflexion, c'est de comprendre qu'on n'avait pas compris. Qu'en pensez-vous ?" a obtenu la note de : aucune note

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