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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des hominidés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.
- maître : Du latin magister, «celui qui est plus » (sous-entendu « que les autres »), « le maître ». Personne qui exerce une autorité, une domination (notamment sur un esclave), un pouvoir. Chez Hegel, la conscience qui, dans la lutte à mort qui l'oppose à une autre conscience, préfère la liberté à la vie et s'affirme dans l'indépendance à l'égard d'autrui (dialectique du maître et de l'esclave). Chez Nietzsche, l'homme vaillant et sans scrupule, qui se moque de la morale du ressentiment.
- nature : 1° L'inné par opposition à l'acquis (nature opposée à culture, ou chez les anthropologues anglo-saxons nature opposée à nurture); 2° Essence, ensemble des propriétés qui caractérisent un objet ou un être (la nature de l'homme par exemple); 3° L'ensemble des phénomènes matériels, liés entre eux par des lois scientifiques. En ce sens, le naturel peut s'opposer au surnaturel qui désigne une intervention transcendante de la divinité; 4° Spinoza distingue la nature naturante, c'est-à-dire la substance infinie et la nature naturée, les divers modes par lesquels s'exprime cette substance. Le mot nature est ambigu. Le naturalisme du xviiie siècle par exemple est contradictoire. D'une part son épistémologie réduit la nature à un mécanisme (des faits soumis à des lois nécessaires) indifférent aux valeurs humaines. D'autre part, sa morale prétend se fonder sur la nature, c'est-à-dire sur des tendances spontanées, supposées bonnes; la nature devient alors la Mère-Nature, une sorte de providence bienveillante.
Extrait du corrigé : D'une part, il s'agit de connaître les éléments « aussi distinctement que nous connaissons les métiers de nos artisans ». Puis « de les employer de même façon à tous les usages auxquels ils sont propres ». Il n'est pas indifférent que l'activité artisanale devienne le modèle de la connaissance. On connaît comme on agit ou on transforme, et dans un même but. La nature désenchantée n'est plus qu'un matériau offert à l'action de l'homme, dans son propre intérêt. Connaître et fabriquer vont de pair. D'autre part, il s'agit « d'inventer une infinité d'artifices » pour jouir sans aucune peine de ce que fournit la nature. La salut de l'homme provient de sa capacité à maîtriser et même dominer techniquement, artificiellement la nature. Ce projet d'une science intéressée, qui doive nous rendre apte à dominer et exploiter techniquement une nature désenchantée est encore le nôtre. Or la formule de Descartes est aussi précise que glacée ; il faut nous rendre « comme maître et possesseur de la nature ».
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Le corrigé du sujet " L'Homme doit-il se rendre maître et possesseur de la nature"?" " a obtenu la note de : aucune note
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La naissance de l’agriculture et de l’élevage, autrement dit de la domestication des plantes et des animaux à l’époque néolithique marque le passage d’un homme subissant une nature sauvage à un homme maîtrisant son environnement, et prenant enfin son destin en main. L’homme d’aujourd’hui est l’héritier de l’homme du néolithique. Non seulement il connaît la nature, mais cette connaissance lui apporte aussi la possibilité d’agir sur elle pour la mettre à son service. La nature a donc été « domestiquée ». Toutefois se considérer aujourd’hui comme maître et possesseur de la nature, c’est considérer sa connaissance comme achevée. Or n’y a-t-il vraiment plus rien à apprendre de la nature ? Ne peut-elle plus rien nous enseigner ? Il est vrai que la nature sauvage telle que la vivait les premiers hommes chasseurs-cueilleurs est sur le point de disparaître pour laisser la place à une nature entièrement crée par les hommes. L’homme moderne n’a plus affaire à la nature dans la mesure où c’est lui-même qui la conçoit en la transformant. Cependant, nous pouvons nous demander si la nature sauvage n’est pas encore présente dans l’imagination humaine. Mais cette nature semble être de l’ordre du mythe et n’est accessible, semble t-il, que par le biais de l’imagination. Les loups sont plus présents dans notre imaginaire que dans la nature, à laquelle nous avons affaire tous les jours. En effet si le projet moderne de l’humanité est de « se rendre maître et possesseur de la nature » via la connaissance humaine, la nature imaginée reste encore à domestiquer. Et comme l’imagination est une faculté humaine, la question de savoir si nous pouvons nous considérer comme maître et possesseur da nature revient à se demander si nous pouvons surmonter notre condition d’être humain. Surmonter cette condition n’est-ce pas finalement la mettre en danger et introduire dans la nature l’inhumanité ? Bref dans cette question, le caractère humain de notre connaissance est le principal enjeu.
Sitôt que j'ai eu acquis quelques notions générales touchant la physique, et que, commençant à les éprouver en diverses difficultés particulières, j'ai remarqué jusques où elles peuvent conduire et combien elles diffèrent des principes dont on s'est servi jusqu'à présent, j'ai cru que je ne pouvais les tenir cachées sans pécher grandement contre la loi qui nous oblige à procurer autant qu'il est en nous le bien général de tous les hommes. Car elles m'ont fait voir qu'il est possible de parvenir à des connaissances qui sont fort utiles à la vie, et qu'au lieu de cette philosophie spéculative qu'on enseigne dans les écoles, on en peut trouver une pratique, par laquelle, connaissant la force et les actions du feu, de l'eau, de l'air, des astres, des cieux et de tous les autres corps qui nous environnent, aussi distinctement que nous connaissons les divers métiers de nos artisans, nous les pourrions employer en même façon à tous les usages auxquels ils sont propres, et ainsi nous rendre comme maîtres et possesseurs de la nature.
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