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Sujet : Reconnaître qu'il y a de l'intolérable, est-ce cesser d'être tolérant?

Définitions des termes :
  • être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
  • tolérance : 1. Fait, pour un individu, d'accepter des atteintes légères à ses droits, ou, pour une autorité, de légers écarts par rapport à la loi. 2.Écart maximum par rapport à l'application d'un règlement, permis par la loi ou établi par l'usage. 3. Attitude consistant à admettre chez les autres des opinions qu'on ne partage pas. 4. Règle de conduite ou principe de philosophie pol. consistant à admettre la liberté d'opinion et d'expression, notamment en ce qui concerne les pratiques religieuses. 5. Principe de tolérance : principe dû à CARNAP, exprimant un conventionnalisme radical et consistant à admettre qu'en logique chacun est libre de choisir son langage.

Extrait du corrigé : N y a-t-il pas des cas où la raison ordonne de refuser certaines choses ? -          « Il n'y a pas de mal plus grand, et des suites plus funestes, que la tolérance d'une tyrannie qui la perpétue dans l'avenir » écrit Montesquieu dans ses Pensées -          Montesquieu entend signaler par là que certaines tyrannies ne subsistent qu'en raison du fait qu'on les tolère. Ainsi, si on les considérait comme étant intolérables, il serait permis d'espérer qu'elles disparaissent. Faute de cela, elles subsistent. -          Par conséquent, peut-être est-il souhaitable d'admettre parfois qu'il existe de l'intolérable. Car certains maux sont absolus et ne peuvent être passés sous silence. -          En effet, lorsqu'on tolère tout et n'importe quoi, la tolérance devient un vice et se transforme en indifférence. -          L'indifférence nous prive de notre qualité d'être humain en ne nous permettant plus de compatir aux maux d'autrui. -          Elle est le fait de l'égoïste qui cherchera à tout laisser faire pour accroître son pouvoir personnel et en cela elle ne peut être louée. -          L'indifférence devient alors une façon parmi d'autres de se montrer intolérant en laissant ceux qui sont intolérants guider le monde à leur convenance.

	Reconnaître qu'il y a de l'intolérable, est-ce cesser d'être tolérant?

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Définitions

  • être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
  • tolérance : 1. Fait, pour un individu, d'accepter des atteintes légères à ses droits, ou, pour une autorité, de légers écarts par rapport à la loi. 2.Écart maximum par rapport à l'application d'un règlement, permis par la loi ou établi par l'usage. 3. Attitude consistant à admettre chez les autres des opinions qu'on ne partage pas. 4. Règle de conduite ou principe de philosophie pol. consistant à admettre la liberté d'opinion et d'expression, notamment en ce qui concerne les pratiques religieuses. 5. Principe de tolérance : principe dû à CARNAP, exprimant un conventionnalisme radical et consistant à admettre qu'en logique chacun est libre de choisir son langage.

Problématique

Si l’on répond par l’affirmative à la question posée par le sujet, il devient difficile de prétendre que la tolérance soit une qualité en soi, une qualité à laquelle on pourrait toujours prétendre. Par ailleurs, répondre par la négative exigerait de redéfinir ce que veut dire « être tolérant », car on comprend mal comment cela serait possible. En réalité, on peut considérer que le problème réside dans la confusion souvent faite entre la tolérance et le laisser-faire, ce qui nous amène à poser ce problème : être tolérant, est-ce tout accepter ?



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