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Définitions des termes :
- dire : Affirmer, soutenir, tenir pour vrai.
- sans : A l'exclusion de, exprime l'absence.
- société : association d'individus qui constitue le milieu où chacun s'intègre. Toute espèce vivante est plus ou moins sociale ; mais tandis que les sociétés animales sont naturelles et gouvernées par l'instinct, les sociétés humaines, organisées selon des institutions mobiles, véhiculent une culture.
- conscience : La connaissance qu'a l'homme de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes. La conscience, par cette possibilité qu'elle a de faire retour sur elle-même, est toujours également conscience de soi. C'est elle qui fait de l'homme un sujet, capable de penser le monde qui l'entoure. CONSCIENCE MORALE: Jugement pratique par lequel le sujet distingue le bien et le mal et apprécie moralement ses actes et ceux d'autrui. CONSCIENCE PSYCHOLOGIQUE : Aperception immédiate par le sujet de ce qui se passe en lui ou en dehors de lui.
- humain : Sens 1: Personne humaine. Synonyme: individu. Sens 2: Qui a trait à l'homme. Sens 3: Sensible, compréhensif. Synonyme: accessible.
Extrait du corrigé : La conscience n'est alors pas susceptible d'un quelconque "éveil" : elle est pré-donnée existentiellement, nécessaire dans cette donation originelle. Son origine n'est pas ce qui intéresse Husserl : la conscience est présentée comme ne dérivant de rien, mais comme fondant même l'existence possible du monde extérieur (Méditations cartésiennes). Dès lors la société humaine pour Husserl ne saurait éveiller la conscience ; c'est plutôt le donné de la conscience qui permet l'instauration logiquement postérieure de cette société. II La conscience comme nature" dénaturante" : son fondement culturel, Heidegger et Sartre -Cependant, Husserl précise bien que la nature nécessaire de la conscience n'est pas la même que la nature du monde. La conscience transcende la nature du monde, elle s'en abstrait. La conséquence, c'est que sa nature ne peut être objectivement définie comme celle du monde peut l'être. Et cette dé-naturation s'exprime dans le fait que cette nature humaine ne peut se suffire à elle-même individuellement : elle a besoin de la conscience de l'Autre pour faire face au monde. Heidegger relaie ici Husserl, dans Etre et temps, en affirmant que la conscience de l'homme le situe nécessairement "dans un monde", et que dans ce monde, toute conscience humaine comprend l'existence d'autres consciences : c'est la structure commune aux consciences de l'être-au-monde (terme technique de Heidegger pour décrire la situation de la conscience vis-à-vis du monde). -Sartre explicitera cette communication des consciences dans leur perception d'elles-mêmes et du monde, à travers la notion d'intersubjectivité (communication mutuelle des consciences subjectives) (L'Être et le néant). Dans sa constitution même, la conscience fait face à l'existence d'autrui.
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Le corrigé du sujet " Doit-on dire que sans la société la conscience humaine ne s'éveillerait pas ? " a obtenu la note de : aucune note
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Telle qu'elle nous apparaît spontanément, la conscience ne semble pas garder trace d'une origine sociale : elle nous semble purement individuelle, propre à notre personne. Cependant, il faut reconnâitre que la conscience s'altère lorsque le sujet se trouve durablement coupé de la société humaine : penser à l'exemple de Robinson Crusoé. C'est donc que l'état de société n'est pas sans influence sur notre conscience. Mais de quelle nature est cette influence, si la conscience elle-même ne montre aucun signe explicitement social ? La conscience peut-elle revendiquer un affranchissement fondamental de la société, lui servant même alors de fondement ? Ou bien cette conscience de liberté individuelle n'est-elle qu'une illusion, ouvrant alors la voie à une conscience intégralement déterminée par la nature sociale de l'homme ?
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