LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
» 11346 inscrits

Sujet : Le travail peut-il être autre chose que le moyen de subvenir à ses besoins?

Définitions des termes :
  • travail : Du latin populaire tripalium, «machine à trois pieux » destinée à immobiliser les chevaux pour les ferrer, d'où « instrument de torture ». Toute activité visant à la production d'une oeuvre utile. Spécialement, ensemble des activités accomplies par l'homme pour produire des biens et des services en contrepartie desquels il est rémunéré. * Le travail est souvent associe a la peine et a la souffrance. Dans la Bible d'ailleurs, Dieu punit le premier péché en chassant Adam du jardin d'Eden et en l'obligeant à cultiver désormais une terre stérile : « Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front ». * Pour Marx, le travail humain contribue à transformer l'homme tout autant que la nature. En effet, contrairement à l'animal, qui agit par pur instinct, l'homme détermine dans sa conscience le but qu'il veut atteindre avant de le réaliser. « Ce qui distingue dès l'abord le plus mauvais architecte de l'abeille la plus experte, écrit Marx, c'est qu'il a construit la cellule dans sa tête avant de la construire dans la ruche. » * Le travail salarié constitue, selon Nietzsche, « la meilleure des polices » : « il tient chacun en bride et s'entend à entraver puissamment le développement de la raison, des désirs, du goût de l'indépendance ».
  • peut : Est-il possible, est-il légitime.
  • être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
  • autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.
  • chose : 1. Désigne la réalité (res en latin : chose) en gén. ; cf. DESCARTES : « chose pensante » (âme), « chose étendue » (matière). 2. Désigne la réalité, envisagée comme déterminée et statique, existant hors de la représentation ; en ce sens, KANT utilise l'expression « chose en soi ». 3. (Par ext.) À partir du sens 2, désigne la réalité inanimée, hors de son rapport à la pensée (le monde des choses). Rem. : la chose se distingue de l'objet en ce que ce dernier est construit ; cela n'implique pas que la chose soit chose en soi ; ce qui est chose se constitue comme ce qui est maniable, ce qui est disponible ; autrement dit, l'objet se réfère à la pensée, la chose à l'action ; le monde des choses, c'est le monde qui se détermine dans la pratique, et y résiste ; à partir du sens 3, le réaliste confond volontiers la chose et l'objet (cf. DURKHEIM : « Il faut considérer les faits sociaux comme des choses »). 4. Chosisme : attitude qui consiste à considérer la réalité comme une chose au sens 2.
  • moyen : Ce qui sert à la réalisation d'une fin: "La fin justifie les moyens."
  • besoin : Ce qui est nécessaire à l'existence, à la conservation ou au développement d'un être vivant. En dehors des besoins strictement vitaux (boire, manger, dormir), on peut identifier chez l'homme des besoins spirituels et moraux (aimer, être aimé, être reconnu, etc.) dont semble dépendre son épanouissement.

Extrait du corrigé : Prétendre qu'il est un moyen laisse en effet entendre qu'il serait un moyen parmi d'autres. Or l'expérience quotidienne tend à montrer le contraire. Mais dira t-on du travail qu'il est encore un moyen s'il est le seul moyen ? Ce qui s'impose à nous n'est plus un moyen mais devient au contraire une nécessité. I - Le travail est-il un moyen ou une nécessité ? S'il n'est que simple nécessité, alors nous aurons répondu à la question de notre sujet. En revanche, s'il est moyen et non nécessité, c'est qu'il est moyen d'autre chose que de nos besoins. D'où cette seconde question : II - De quoi est-il le moyen (s'il l'est) ?       Proposition de plan :   I - Le travail est-il un moyen ou une nécessité ?   Référence : Rousseau, second discours   « Je ne vois dans tout animal qu'une machine ingénieuse, à qui la nature a donné des sens pour se remonter elle-même, et pour se garantir, jusqu'à un certain point, de tout ce qui tend à la détruire, ou à la déranger.

	Le travail peut-il être autre chose que le moyen de subvenir à ses besoins?

Corrigé : 	Le travail peut-il être autre chose que le moyen de subvenir à ses besoins?	Corrigé de 2698 mots (soit 4 pages) directement accessible

Le corrigé du sujet " Le travail peut-il être autre chose que le moyen de subvenir à ses besoins? " a obtenu la note de : aucune note

Cacher les ressources gratuites

Discutez du sujet : 	Le travail peut-il être autre chose que le moyen de subvenir à ses besoins?	Partagez vos ressources pour le sujet : 	Le travail peut-il être autre chose que le moyen de subvenir à ses besoins?

Définitions

  • travail : Du latin populaire tripalium, «machine à trois pieux » destinée à immobiliser les chevaux pour les ferrer, d'où « instrument de torture ». Toute activité visant à la production d'une oeuvre utile. Spécialement, ensemble des activités accomplies par l'homme pour produire des biens et des services en contrepartie desquels il est rémunéré. * Le travail est souvent associe a la peine et a la souffrance. Dans la Bible d'ailleurs, Dieu punit le premier péché en chassant Adam du jardin d'Eden et en l'obligeant à cultiver désormais une terre stérile : « Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front ». * Pour Marx, le travail humain contribue à transformer l'homme tout autant que la nature. En effet, contrairement à l'animal, qui agit par pur instinct, l'homme détermine dans sa conscience le but qu'il veut atteindre avant de le réaliser. « Ce qui distingue dès l'abord le plus mauvais architecte de l'abeille la plus experte, écrit Marx, c'est qu'il a construit la cellule dans sa tête avant de la construire dans la ruche. » * Le travail salarié constitue, selon Nietzsche, « la meilleure des polices » : « il tient chacun en bride et s'entend à entraver puissamment le développement de la raison, des désirs, du goût de l'indépendance ».
  • peut : Est-il possible, est-il légitime.
  • être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
  • autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.
  • chose : 1. Désigne la réalité (res en latin : chose) en gén. ; cf. DESCARTES : « chose pensante » (âme), « chose étendue » (matière). 2. Désigne la réalité, envisagée comme déterminée et statique, existant hors de la représentation ; en ce sens, KANT utilise l'expression « chose en soi ». 3. (Par ext.) À partir du sens 2, désigne la réalité inanimée, hors de son rapport à la pensée (le monde des choses). Rem. : la chose se distingue de l'objet en ce que ce dernier est construit ; cela n'implique pas que la chose soit chose en soi ; ce qui est chose se constitue comme ce qui est maniable, ce qui est disponible ; autrement dit, l'objet se réfère à la pensée, la chose à l'action ; le monde des choses, c'est le monde qui se détermine dans la pratique, et y résiste ; à partir du sens 3, le réaliste confond volontiers la chose et l'objet (cf. DURKHEIM : « Il faut considérer les faits sociaux comme des choses »). 4. Chosisme : attitude qui consiste à considérer la réalité comme une chose au sens 2.
  • moyen : Ce qui sert à la réalisation d'une fin: "La fin justifie les moyens."
  • besoin : Ce qui est nécessaire à l'existence, à la conservation ou au développement d'un être vivant. En dehors des besoins strictement vitaux (boire, manger, dormir), on peut identifier chez l'homme des besoins spirituels et moraux (aimer, être aimé, être reconnu, etc.) dont semble dépendre son épanouissement.

Problématique

POUR DÉMARRER.
 

 Le travail n'est-il qu'un moyen, un instrument pour parvenir à une fin, et cette fin est-elle de subvenir à ses besoins ? Subvenir à ses besoins, est-ce gagner sa vie ? On va parler de la valeur marchande du travail. Le travail ne permet-il que d'avoir un salaire permettant de subvenir ? Le travail, par définition, a pour but la satisfaction d'un besoin. Pourtant, il n'est pas qu'une valeur marchande, il a une valeur sociale, morale. Et le travail créateur, artistique, ne rentre pas du tout dans le cadre d'une utilité matérielle. C'est également un moyen de prendre conscience de soi (d'acquérir une certaine dignité, puisque ne pas travailler dans notre société conduit à la déchéance). Le travail satisfait-il tous les besoins ? Réussit-il d'ailleurs à satisfaire ne serait-ce qu'un besoin (Réflexion sur l'aliénation par le travail, voir Marx) ? Au lieu d'apporter une satisfaction, n'apporte-t-il pas une souffrance ? Au lieu de gagner sa vie, on perd sa vitalité ou même, on perd son humanité (problème de l'esclavage). Et pourquoi serait-il si réducteur que le travail ne soit qu'un moyen (réflexion sur le "ne/que" du sujet) ? L'activité consciente par laquelle l'homme extériorise dans le monde des fins destinées à le modifier représente-t-elle simplement une médiation pour apaiser nos états de tension interne ? La question posée conduit à un certain type de réponse. Elle n'est pas innocente.

Analyse du sujet :

  • Le sujet prend la forme d'une question fermée, à laquelle il s'agira de répondre par « oui » ou « non » en conclusion, au terme d'une argumentation documentée.
  • Le travail peut être défini comme l'activité consistant à transformer la nature (au sens large) en vue de la satisfaction de besoins. Il est donc avant tout un moyen dont la fin est de subvenir aux besoins. Le sujet nous invite à nous demander s'il n'est que ça :
    • Il pourrait en effet être le moyen d'autres fins, comme le divertissement, par exemple.
    • On pourrait également l'envisager non plus comme simple moyen mais comme une fin en soi. Dans ce cas, il faudrait se demander ce qui en fait une valeur.
    • Il peut encore être un moyen qui ne subviendrait pas à tous nos besoins. Il convient alors d'identifier le type de besoins auxquels il répond, et de les distinguer ce ceux auxquels il ne répond pas.
    • En radicalisant cette dernière perspective, on pourrait même aller jusqu'à nier qu'il fut un moyen. Mais alors à quoi sert-il ? Est-il même justifié ?
  • La question de savoir pour qui il est un moyen recoupe ce que nous venons de dire : l'est-il pour celui qui travaille ou pour quelqu'un d'autre ? Ceci soulève la question de sa légitimité.

Problématisation :

Si le travail est un moyen de subvenir à nos besoins, et que par ailleurs, nous reconnaissons que nous avons des besoins et ne pouvons pas y échapper, n'est-il pas alors plutôt une nécessité ? Prétendre qu'il est un moyen laisse en effet entendre qu'il serait un moyen parmi d'autres. Or l'expérience quotidienne tend à montrer le contraire. Mais dira t-on du travail qu'il est encore un moyen s'il est le seul moyen ? Ce qui s'impose à nous n'est plus un moyen mais devient au contraire une nécessité.

I – Le travail est-il un moyen ou une nécessité ?

S'il n'est que simple nécessité, alors nous aurons répondu à la question de notre sujet. En revanche, s'il est moyen et non nécessité, c'est qu'il est moyen d'autre chose que de nos besoins. D'où cette seconde question :

II – De quoi est-il le moyen (s'il l'est) ?

 



« Ressource précédenteRessource suivante»

15000 corrigés de disseration en philosophie

 Maths
 Philosophie
 Littérature
 QCM de culture générale
 Histoire
 Géographie
 Droit
Nom/Pseudo :

email :
 
Demandez votre sujet :