LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
» 12464 inscrits

Sujet : Le philosophe doit-il gouverner?

Définitions des termes :
  • philosophie : La philosophie, selon Pythagore, auquel remonte le mot, ce n'est pas la sophia elle-même, science et sagesse à la fois, c'est seulement le désir, la recherche, l'amour (philo) de cette sophia. Seul le fanatique ou l'ignorance se veut propriétaire d'une certitude. Le philosophe est seulement le pèlerin de la vérité. Aujourd'hui, où la science constitue tout notre savoir et la technique, tout notre pouvoir, la philosophie apparaît comme une discipline réflexive. A partir du savoir scientifique, la visée philosophique se révèle comme réflexion critique sur les fondements de ce savoir. A partir du pouvoir technique, la sagesse, au sens moderne se présente comme une réflexion critique sur les conditions de ce pouvoir.
  • gouverner : • Le terme de gouvernement vient du latin gubernare, verbe qui signifie " diriger un navire ". • Avoir la conduite, l'administration de quelque chose. • Avoir soin de quelque chose; prendre soin de quelque chose afin qu'il ne périsse pas, qu'il reste en bon état. • Diriger quelqu'un; conduire des hommes; les mener en usant de son influence ou les régir avec autorité. • Avoir de l'influence sur quelqu'un. • Détenir l'autorité (dans un pays); diriger les affaires publiques de l'État; exercer le pouvoir politique. Détenir le pouvoir exécutif.

Extrait du corrigé : Et cela d'autant plus que la cité juste vise un idéal donc une idée qui se situe au-delà du visuel, c'est-à-dire la raison et le modèle de sa propre organisation ; un idéal que l'on recherche dans la perfection du monde et des causes divines. C'est pourquoi, seul le philosophe peut gouverner.   Transition : Ainsi, le philosophe, possédant la sagesse, semble-t-il le plus apte à gouverner d'entre les hommes et à ne pas exercer un pouvoir tyrannique mais bien de développer la vertu parmi ses concitoyens. Cependant, la solution platonicienne reste une utopie et la question serait de savoir si justement ce philosophe-roi ou ce roi-philosophe n'est pas justement une vue de l'esprit, c'est-à-dire un homme au dessus de la corruption du pouvoir et de la nature humaine ? Ou plus simplement, la prudence due à la sagesse ne doit-elle pas enjoindre le philosophe à ne pas briguer le pouvoir ?     II - Prudence philosophie et pouvoir corrupteur   a) Il semble ici que l'on soit devant une double difficulté : le philosophe est sans doute le plus apte à exercer le pouvoir dans la mesure où il est peut-être le moins soumis aux sirènes de la délectation du pouvoir mais d'un autre côté, la prudence devrait lui signaler le risque de ce pouvoir. En effet, il semblerait être le plus apte à résoudre le problème du maître qui a besoin d'un maître pour être vertueux et bien agir comme l'énonce la sixième proposition de L'idée d'une histoire universelle du point de vue cosmopolitique de Kant. Dans ce cas, puisque le philosophe semble être de facto vertueux ne devrions-nous pas envisager par économie d'établir un philosophe en tant que législateur ? Alors l'on tendrait immanquablement vers la cité parfaite de Platon dans la République avec comme législateur un roi-philosophe c'est-à-dire vers cet idéal de la raison tel que le proposait le Conflit des facultés. La réponse kantienne est on ne peut plus claire : « Il ne faut pas s'attendre à ce que des rois philosophent ou à ce que des philosophes deviennent rois, mais il ne faut pas le souhaiter non plus ».

	Le philosophe doit-il gouverner?

Corrigé : 	Le philosophe doit-il gouverner?	Corrigé de 3257 mots (soit 5 pages) directement accessible

Le corrigé du sujet " Le philosophe doit-il gouverner? " a obtenu la note de : aucune note

Cacher les ressources gratuites

Discutez du sujet : 	Le philosophe doit-il gouverner?	Partagez vos ressources pour le sujet : 	Le philosophe doit-il gouverner?

Définitions

  • philosophie : La philosophie, selon Pythagore, auquel remonte le mot, ce n'est pas la sophia elle-même, science et sagesse à la fois, c'est seulement le désir, la recherche, l'amour (philo) de cette sophia. Seul le fanatique ou l'ignorance se veut propriétaire d'une certitude. Le philosophe est seulement le pèlerin de la vérité. Aujourd'hui, où la science constitue tout notre savoir et la technique, tout notre pouvoir, la philosophie apparaît comme une discipline réflexive. A partir du savoir scientifique, la visée philosophique se révèle comme réflexion critique sur les fondements de ce savoir. A partir du pouvoir technique, la sagesse, au sens moderne se présente comme une réflexion critique sur les conditions de ce pouvoir.
  • gouverner : • Le terme de gouvernement vient du latin gubernare, verbe qui signifie " diriger un navire ". • Avoir la conduite, l'administration de quelque chose. • Avoir soin de quelque chose; prendre soin de quelque chose afin qu'il ne périsse pas, qu'il reste en bon état. • Diriger quelqu'un; conduire des hommes; les mener en usant de son influence ou les régir avec autorité. • Avoir de l'influence sur quelqu'un. • Détenir l'autorité (dans un pays); diriger les affaires publiques de l'État; exercer le pouvoir politique. Détenir le pouvoir exécutif.

Problématique

Le philosophe apparaît souvent comme le modèle de l’homme sage et maître de soi. Dès lors face à la séduction du pouvoir et à la nécessité de travailler pour le bien de la communauté il semble possible que voir le philosophe comme désigner pour diriger la cité. Possédant la sagesse et les critères du juste et de l’injuste, il serait le plus apte à produire des lois justes et ériger une cité juste et parfaite, conduite selon les règles de la raison. Etant vertueux, il serait un modèle à suivre et un exemple de moralité. Nul doute alors que l’on serait proche alors d’un idéal ou d’une vision utopique mais là n’est pas la question. En effet, l’enjeu de l’interrogation porte sur les qualités requises pour gouverner et le problème est alors de savoir quel est le rapport entre le philosophe et le pouvoir. C’est donc bien de la question « à qui doit appartenir le pouvoir et quelles sont les qualités requises pour gouverner ? » que dérive notre sujet.  De ce que nous venons de dire, il semble que le philosophe soit le plus capable de gouverner une cité. Pourtant force est de constater que peut de philosophes gouvernent dans le monde. Doit-on s’en morfondre ou plutôt se réjouir ? En effet, vouloir faire du philosophe un gouvernant n’est pas confondre un désir de sagesse et un désir de pouvoir voire pire mettre la philosophie au service de l’Etat et pervertir dès lors la liberté de penser et d’expression du philosophe. C’est pourquoi se pose la question : « le philosophe doit-il gouverner ? ».

            Ainsi, s’il apparaît que le philosophe pourrait avoir toutes les qualités requises voire les meilleures pour gouverner en tant que détenteur notamment de la sagesse (1ère partie), ne serait-ce justement pas faire preuve de sagesse et de prudence de ne pas joindre philosophie et pouvoir au risque de dénaturer la première (2nd partie) ? Dans ce cas se poserait alors une double question nous permettant de trouver une solution au problème de la gouvernance la meilleure à savoir : qui doit alors gouverner ? et quel rapport le philosophe entretient-il avec le pouvoir ? (3ème partie).



« Ressource précédenteRessource suivante»

15000 corrigés de disseration en philosophie

 Maths
 Philosophie
 Littérature
 QCM de culture générale
 Histoire
 Géographie
 Droit
Nom/Pseudo :

email :
 
Demandez votre sujet :