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Extrait du corrigé : 520), et de l'autre, l'interdit religieux, dans ce qu'il a de sacré et d'absolu, devient le modèle de référence de tout interdit.b) Ainsi la loi religieuse comme droit moral ou droit naturel est souvent perçue comme une règle capable de transcender le droit positif, un refuge de la morale face à l'instrumentalisation du droit. C'est que « la morale purement laïque est plus froide, plus proche de l'équanimité » (Alberoni, La Morale, XIII), comme si la revendication morale continuait de jaillir d'une source essentiellement religieuse. De par sa personnalisation divine, la règle religieuse a le don de susciter davantage d'élan moral qu'une règle laïque froidement rationnelle. II - La nécessaire limitation du rôle séculier des églisesa) Cette dernière idée ouvre une réflexion sur la séparation des églises et des États : celle-ci procède de l'appropriation par ces derniers du lien social et l'« irrésistible dessaisie des anciens îlots de socialité de leur dimension publique » (Gauchet, op. cit., p. 285). Il en résulte une déperdition de la fonction symbolique de ce qui est laïc, alors même que les prérogatives de ce domaine augmentent. Ce qu'elle perd en mystique, la morale laïcisée ne le perd pas pour autant en légitimité ; mais le phénomène explique, sans la justifier, la nostalgie des valeurs religieuses.
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Le corrigé du sujet "Un dogme religieux peut-il tenir lieu de règle morale ?" a obtenu la note de : 









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connaître règle admettre partir pouvons-nous l'histoire opinions morale sagesse meilleur science technique penser lieu religieux dogme démocratie autrui tenir régimes mort recevables nous-mêmes qu'à toute renoncer autrement objectivité religion
La morale nous fournit des principes d'actions et d'évaluations (le bien et le mal) et une morale est un système de tels principes. Néamoins, il faut s'interroger sur la provenance de ces principes : dans la mesure où les principes portent sur le devoir être (ce qu'il faut faire) et non sur l'être (ce qui est) ils ont un contenu qui dépasse le donné immanent, ils sont porteurs d'une altérité ou d'une transcendance (ces principes permettent à l'homme de "se dépasser"). Or, nous remarquons que la religion a proprement pour contenu une telle transcendance, car toute religion suppose un ordre supérieur (surnaturel), et suppose des pratiques et des croyances qui nous lient à cet ordre. On voit alors que la morale pourrait emprunter son contenu à la religion. Mais d'un autre côté, il y a non pas une religion (un donné de transcendance) mais des religions. Dès lors, c'est faire éclater la morale en des morales qui perdent du coup toute prétention à l'universalité, à moins de trouver ailleurs leur fondement (le fondement étant supposé établir l'essence d'une chose, donc sa validité universelle). Dès lors se pose la question de la religion universelle, seule susceptible d'être fondatrice. La question de savoir si la religion peut fonder la morale suppose donc, pour une part, de savoir si la religion peut être universelle. En outre, se demander si la religion peut fonder la morale ne suppose pas qu'elle le doive : car il reste à interroger, dans cette possibilité, la relative autonomie de la morale à l'égard de cette fondation.
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