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Sujet : A quoi peut-on reconnaître la vérité ?

Définitions des termes :
  • peut : Est-il possible, est-il légitime.
  • vérité : La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel. On distinguera soigneusement la réalité qui concerne un objet (ce cahier, cette lampe sont réels) et la vérité qui est une valeur qui concerne un jugement. Ainsi le jugement : « ce cahier est vert » est un jugement vrai ou bien un jugement faux. La vérité ou la fausseté qualifient donc non l'objet lui-même mais la valeur de mon assertion. La philosophie, parce qu'elle recherche la vérité, pose le problème de ses conditions d'accès et des critères du jugement vrai.

Extrait du corrigé : La reconnaissance de la vérité suppose donc ici une véritable reconnaissance de ce que l'on connaît déjà, mais sans le savoir.   C. mais cette réponse est insatisfaisante : critique de la vérité comme « reconnaissance » Mais cette théorie de la vérité comme ce qui est reconnue peut poser problème : le fait même que la connaissance de la vérité soit toujours reconnaissance pose problème : Nietzsche (§ 355 du Gai Savoir) dit qu'il n'est pas anodin que la vérité pour nous soit quelque chose qu'on « reconnaisse » : le désir de reconnaître, c'est l'aspiration à la sécurité ; il est donc commandé par l'instinct de peur. Le fait que la vérité soit reconnue remet en question le statut de la vérité : si connaître, c'est ramener l'inconnu au connu, on tombe de nouveau dans un paradoxe, car  le bien connu, c'est ce qui est en fait le moins connu (car chercher la vérité, c'est justement ne rien considérer comme allant de soi, c'est se défaire du préjugé).   Transition : on ne peut donc faire de la reconnaissance en elle-même un critère de la vérité : la vérité ne peut être simplement définie comme ce qui se présente avec évidence, comme ce qui s'impose comme vérité. Mais alors, comment peut-on dire que quelque chose est vrai ? II. la vérité doit être éprouvée par confrontation avec la réalité   la réponse d'Aristote : l'expérience sensible est première Dans les Seconds Analytiques, Aristote reprend le paradoxe du Ménon et donne une autre réponse : la « préconnaissance », c'est-à-dire des connaissances que l'on a avant de chercher une vérité nouvelle : c'est le principe de l'induction. L'induction consiste à partir de la connaissance des choses singulières (des triangles que le professeur me dessine au tableau par exemple) pour en induire des concepts universels (elle s'oppose à la déduction, qui suppose que l'on parte des règles universelles pour les appliquer aux cas particuliers). Je peux donc avoir des connaissances sensibles fiables : ce que je vois, ce que je sens, c'est là le premier critère de vérité   tout n'est donc pas susceptible d'être jugé vrai ou faux Il ne peut donc y avoir de vérité que de ce dont je peux faire l'expérience.

	A quoi peut-on reconnaître la vérité 	?

Corrigé : 	A quoi peut-on reconnaître la vérité 	? Corrigé de 1618 mots (soit 3 pages) directement accessible

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