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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.
- même : Analogue, aussi, égal, identique, uniforme.
Extrait du corrigé : Les êtres naturels sont des choses. Les êtres raisonnables, c'est-à-dire capables d'agissements libres, sont des personnes, c'est-à-dire des fins en soi. Ils ne peuvent servir simplement comme moyens, et par suite limitent notre libre activité, puisqu'ils sont l'objet d'un inconditionnel respect. La personne est une fin objective, dont l'existence même est une fin en soi, qui ne peut être remplacée par aucune autre. Étant fin en soi, on lui doit un absolu respect. La personne humaine est la seule valeur absolue existante, il n'y en a pas d'autres sur le plan pratique. L'impératif catégorique pour toute volonté humaine repose donc sur le principe que : "La nature raisonnable existe comme fin en soi." C'est ainsi que nous devons nous représenter notre propre existence ainsi que celle d'autrui, et ce principe doit sous-tendre toutes nos actions. La moralité, soit l'usage de la raison dans le domaine pratique, repose par conséquent sur la maxime suivante : "Agis de telle sorte que tu traites l'humanité, aussi bien dans ta personne que dans la personne de tout autre, toujours en même temps comme une fin, et jamais simplement comme un moyen." Si autrui est un autre moi-même parce que lui aussi a la dignité de la personne, cela signifie que « moi-même » ne caractérise plus ce qui constitue mon identité propre.
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Le corrigé du sujet " Autrui est-il un autre moi-même ?" a obtenu la note de : aucune note
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« Un autre moi-même » : tel pourrait être, a priori, la définition d’ « autrui ».
Certes, « l’autre », c’est ce qui n’est pas moi. Mais si on peut penser qu’autrui est, pare définition, un autre moi-même, c’est parce qu’autrui désigne celui qui est comme moi : autrui est un homme doué d’une conscience, comme moi.
Autrui, comme moi, désigne celui qui a une identité personnelle, une conscience, une identité, une volonté, etc.
Pour autant, peut-on réellement dire que je partage avec les autres ce que je suis « moi-même », dans ma singularité ?
Ce que je pense, ce que je vis, n’est pas ce que l’autre pense et vit.
N’est-ce pas alors exagérer que d’estimer qu’autrui est un autre moi-même ? Ce que je suis moi-même n’est-il pas, en effet, ce que je suis dans ma singularité ?
Savoir si autrui est un autre moi-même, c’est interroger, évidemment, le statut d’autrui. Mais pour répondre de manière décisive à la question, il convient, tout aussi évidemment, de s’interroger sur ce que caractérise « moi-même ». Le fait d’être moi-même est-il ce qui me singularise, ou au contraire ce que je partage avec autrui ?
Autrui, c’est une autre conscience, une autre volonté, que je ne saurais connaître. Puis-je alors ne serait-ce que me prononcer sur le rapport entre autrui et moi ?
Il faut en définitive se demander en quel sens, et jusqu’à quel point, je peux prétendre qu’autrui est comme moi.
Dans ce que je suis moi-même, qu’est-ce que je partage avec autrui ? Qu’est-ce qui m’est strictement singulier ? C’est en abordant ces questions que l’on pourra se demander si autrui est un autre moi-même ou non.
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