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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : En effet l'expérience que l'on a de la vie dépend de nos affects de nos passions, de notre ressenti et de fait, elle semble impossible à transmettre et partager dans la mesure où la personne à qui on voudrait la transmettre devrait se mettre à la place de l'autre pour vivre avec lui ce qu'il vit et le comprendre. Toute transmission de l'expérience de la vie semble alors déboucher sur une nécessaire incompréhension, tout vécu étant personnel. Et même, une même personne peut ne plus comprendre, avec le recul, certaine réactions qu'il a pu avoir à un moment donné de sa vie. Dès lors, l'expérience que l'on a de notre vie, étant personnelle, semble incommunicable, et c'est ainsi que l'on peut expliquer certaines incompréhensions entre des individus venant de générations différentes : ayant une expérience de la vie toute différente, ils semblent ne pas pouvoir se comprendre. Ainsi toute expérience de la vie serait subjective, et cela semble pouvoir d'expliquer par le fait que la vie est avant tout appréhendée par et comme intériorité. Toute compréhension se fait alors de l'intérieur par l'intermédiaire du vécu et non pas de l'extérieur d'un point de vue objectif. Mais alors n'est-ce pas abolir toute connaissance que de faire de la compréhension des évènements une donnée purement subjective, la rattachant au vécu ? II) La compréhension dépend de l'objectivité des choses et de leur nécessité. § Les faits historiques n'ont néanmoins pas besoin de l'historien ni d'un vécu pour exister : l'histoire n'étudie pas le fait mais ce qui permet de l'expliquer. En histoire, on ne se repose pas sur le vécu subjectif de tel historien, on analyse les faits et on formule des hypothèses pour l'expliquer.
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Il est fréquent d’entendre des phrases du type « je ne crois que ce que je vois ». Ce genre de proposition, si sceptique soit-elle, a pourtant un certain crédit. Prenons par exemple la magie : certaines personnes affirment être en relation avec les esprits, mais face à leurs discours, la méfiance semble justifiée. On voudrait voir, faire nous-mêmes l’expérience pour penser que c’est vrai. Cependant, le scepticisme face au témoignage d’autrui ne semble pas toujours si pertinent. En effet, la plupart du temps, nous tenons pour vrai ce qu’on nous dit, bien que nous n’en ayons pas nous-même fait l’expérience. Par exemple, nous admettons sans peine que le discours historique sur la première guerre mondiale correspond à ce qui s’est réellement passé sans pour autant l’avoir vécue. Il semble donc pertinent de se poser la question de savoir s’il faut avoir vécu un événement pour le connaître. Est-il nécessaire de vivre un événement en première personne pour pouvoir dire légitimement qu’on le connaît ? Le problème est donc de savoir si l’expérience est la condition nécessaire et suffisante de la connaissance humaine. (Nous prendrons tout au long de notre argumentation l’exemple de la science historique, paradigme du problème des relations entre connaissance et vécu.)
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