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Extrait du corrigé : .. ? I La conscience de soi comme essentielle à l'homme : Descartes et Husserl - Descartes : le cogito permet à l'homme de découvrir un élément fondant la certitude de son existence, à savoir la conscience de soi (Discours de la méthode). Celle-ci apparaît dès lors non comme un élément marginal de l'existence, mais comme le principe même de toute existence humaine, celui qui permet à l'homme de trouver sa place dans la création et de connaître la nature de celle-ci. Ceci permet à Descartes de définir l'homme comme substance pensante, ou "consciente" au sens d'une conscience réflexive, permettant la conscience de soi. - Husserl : l'homme se constitue comme humain par la structure de la conscience, conçue selon la relation de l'intention, qui permet à l'homme d'avoir un accès au monde extérieur en tant qu'extérieur (Méditations cartésiennes). C'est cette structure qui définit son mode d'existence et de connaissance, et le statut même du monde qui lui fait face : cette structure se fonde dans la conscience de soi de l'Ego, qui fonde l'unité des perceptions de la conscience. L'homme se distingue donc par la conscience de soi, en un sens génétique (la conscience de soi produit sa propre distinction), du monde qui l'entoure. II La conscience comme spécification insuffisante ? Leibniz et Kant -Cependant, le simple fait psychologique de la conscience de soi semble mince pour définir l'homme, et le distinguer de l'animal. Cette conscience serait un degré spécifique de perception, d'une nature différente de la perception animale.
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L'homme semble être le seul être vivant à posséder un sentiment de lui-même, susceptible d'être exprimé dans un langage articulé, composé d'un réseau permanent de signes, extérieur à lui-même. Ces caractéristiques viennent de l'exercice de sa conscience réflexive, associant perception de soi et de l'extériorité du monde. Dès lors, l'unicité de cette conscience de soi ne pourrait-elle justifier une définition essentielle de l'homme basée sur cet état psychologique ? Et s'il nous faut prendre en compte la dimension pratique d'activité de la conscience, peut-être pour concevoir une définition à partir d'elle, faut-il alors penser la conscience de soi comme un accomplissement de l'essence humaine, guidé par sa raison ? A moins qu'un tel accomplissement ne soit qu'une illusion de cette même conscience, éloignant alors définitivement toute possibilité de définition... ?
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