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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- duplicité : Fausseté due à la mauvaise foi ou à l'hypocrisie.
- conscience : La connaissance qu'a l'homme de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes. La conscience, par cette possibilité qu'elle a de faire retour sur elle-même, est toujours également conscience de soi. C'est elle qui fait de l'homme un sujet, capable de penser le monde qui l'entoure. CONSCIENCE MORALE: Jugement pratique par lequel le sujet distingue le bien et le mal et apprécie moralement ses actes et ceux d'autrui. CONSCIENCE PSYCHOLOGIQUE : Aperception immédiate par le sujet de ce qui se passe en lui ou en dehors de lui.
- hypothèse : Proposition posée pour opérer un ensemble de déductions.
- inconscient : Ce terme désigne l'ensemble des processus psychiques qui échappent à la conscience.
Extrait du corrigé : On a peur de son inconscient; là se trouve logée la faute capitale. Un autre Moi me conduit qui me connaît et que je connais mal. L'hérédité est un fantôme du même genre. « Voilà mon père qui se réveille; voilà celui qui me conduit. Je suis par lui possédé. » [...] « Rien ne m'engage. » « Rien ne me force. » « Je pense donc je suis. » Cette démarche est un recommencement.
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Le corrigé du sujet " La duplicité de la conscience rend-elle inutile l'hypothèse de l' inconscient ?" a obtenu la note de : aucune note
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La remise en question de l'existence de l'inconscient remonte quasiment à l'invention de ce concept. En effet, Le substantif "conscience" vient du latin "conscientia", de "scire" : savoir. Le problème qu'on appelle "le problème de l'inconscient" est devenu un problème classique. Cette complication théorique naît lors du passage de l'adjectif au substantif. Le substantif postule, justement, l'existence d'une substance nommée "inconscient", c'est-à-dire l'existence d'une zone psychique spécifique. Celle-ci a été admise comme réellement existante par une majorité de philosophes. Le problème se pose en ces termes : si le psychisme a pour critère la conscience, alors la notion d'une "conscience inconsciente" semble paradoxale, voire même absurde. Sigmund Freud n'ignorait pas cette difficulté théorique, mais il renouvèle entièrement la notion d'inconscient à la reliant à celle de conflit psychique et de refoulement. De plus, la théorie de l'inconscient pose problème philosophiquement, surtout aux existentialistes -comme Jean Paul Sartre- qui la rejettent, puisqu'il remet en question l'existence de la liberté et de la responsabilité humaine. Alain, par exemple, reproche la conception de l'inconscient comme un second moi, car cela déchargerait le moi de ses responsabilités morales (Eléments de philosophie, Livre Il, ch. XVI) : « Le freudisme, si fameux, est un art d'inventer en chaque homme un animal redoutable, d'après des signes tout à fait ordinaires; les rêves sont de tels signes; les hommes ont toujours interprété leurs rêves, d'où un symbolisme facile. Freud se plaisait à montrer que ce symbolisme facile nous trompe et que nos symboles sont tout ce qu'il y a d'indirect. Les choses du sexe échappent évidemment à la volonté et à la prévision; ce sont des crimes de soi, auxquels on assiste. On devine par là que ce genre d'instinct offrait une riche interprétation. L'homme est obscur à lui-même ; cela est à savoir. Seulement il faut éviter ici plusieurs erreurs que fonde le terme d'inconscient. La plus grave de ces erreurs est de croire que l'inconscient est un autre Moi; un Moi qui a ses préjugés, ses passions et ses ruses ; une sorte de mauvais ange, diabolique conseiller. Contre quoi il faut comprendre qu'il n'y a point de pensées en nous sinon par l'unique sujet, Je ; cette remarque est d'ordre moral. [...]
L'inconscient est une méprise sur le Moi, c'est une idolâtrie du corps. On a peur de son inconscient; là se trouve logée la faute capitale. Un autre Moi me conduit qui me connaît et que je connais mal. L'hérédité est un fantôme du même genre. « Voilà mon père qui se réveille; voilà celui qui me conduit. Je suis par lui possédé. » [...]
« Rien ne m'engage. » « Rien ne me force. » « Je pense donc je suis. » Cette démarche est un recommencement. Je veux ce que je pense, et rien de plus. La plus ancienne forme d'idolâtrie, nous la tenons ici; c'est le culte de l'ancêtre, mais non purifié par l'amour. « Ce qu'il méritait d'être, moi je le serai.» Telle est la piété filiale.
En somme, il n'y a pas d'inconvénient à employer couramment le terme d'inconscient; c'est un abrégé du mécanisme. Mais, si on le grossit, alors commence l'erreur; et, bien pis, c'est une faute. » Qu'est-ce que l'inconscient ? Le terme "inconscient", en tant que substantif, est un néologisme datant du milieu du XIXe siècle fait par le fondateur de la psychanalyse : Sigmund Freud. "Inconscient" est à la fois adjectif et substantif. Le fondement de l'hypothèse de l'inconscient est qu'il existe des actes manqués indépendants de la volonté et de la conscience du sujet. Ils ne sont donc pas explicables à partir de l'étude de la conscience. Cette théorie remet en cause le conception d'un psychisme humain identique à la conscience, le psychisme humain n'est plus réductible à la conscience, puisqu'il contient un inconscient. Alors on peut dire que ce qui rend possible l'hypothèse de l'inconscient c'est l'expérience d'actes incompréhensibles par le sujet lui même qui les pose. Qu'est-ce que la conscience ? La conscience psychologique, "bewusstein" en allemand, qualifie la totalité, dans leurs multiples manifestations, de toute "expérience interne". C'est en ce sens qu'Henri Ey (La conscience) écrit qu'"Être conscient c'est disposer d'un modèle personnel de son monde" Le foyer de la conscience est le lieu psychique de l'attention spontanée, immédiatement ou bien de l'attention volontaire. On distingue conscience réflexive et conscience spontanée, la conscience réflexive qualifiant la conscience qui se connaît par retour sur elle-même. Pourquoi la double nature de la conscience fait-elle problème lorsqu'on essaie de penser l'inconscient ?
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