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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- vérité : La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel. On distinguera soigneusement la réalité qui concerne un objet (ce cahier, cette lampe sont réels) et la vérité qui est une valeur qui concerne un jugement. Ainsi le jugement : « ce cahier est vert » est un jugement vrai ou bien un jugement faux. La vérité ou la fausseté qualifient donc non l'objet lui-même mais la valeur de mon assertion. La philosophie, parce qu'elle recherche la vérité, pose le problème de ses conditions d'accès et des critères du jugement vrai.
- toujours : A tout moment, à toute époque ; éternellement, perpétuellement.
- dire : Affirmer, soutenir, tenir pour vrai.
Extrait du corrigé : Pour Kant, disjoindre parole et pensée, être malhonnête = se servir de son être physique « comme d'un pur moyen (Sparchmaschine) qui ne serait pas lié à une fin interne (la communication de ses pensées) » ; à l'inverse, chacun est tenu « à la condition de s'accorder avec la déclaration de celle-ci [communication de ses pensées] et il est obligé envers lui-même à la véracité ». Enjeu : la personne. La véracité (qualité de celui qui dit la vérité) est un devoir envers soi-même : la malhonnêteté est une atteinte faite à soi. Exple : Augustin : si mentir est un péché, que dois-je répondre, pour mon salut, à l'assassin venu trouver l'ami que je cache ? Réponse = « je sais où il est mais je ne vous le dirais pas ». Mon salut et la vie de mon ami sont intacts. b) puis-je ériger en loi universelle ma maxime ? Invoquer les circonstances pour justifier qu'une vérité n'est pas bonne à dire apparaît ainsi comme une forme de faiblesse [on remarque d'emblée que la solution proposée par Augustin est audacieuse et très courageuse]. Disjoindre vérité et bien revient à se chercher des excuses, apparaît comme un prétexte pour échapper à ce devoir fondamental qui est de s'obliger à dire la vérité. Kant formule cette idée ainsi « tu dois donc tu peux » : un impératif ordonne catégoriquement, et de ce fait, on ne peut pas ne pas s'y soumettre ; pouvoir désobéir à un impératif = faire que cet impératif n'en est pas un.
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Le corrigé du sujet " La vérité est-elle toujours bonne à dire ?" a obtenu la note de : aucune note
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Remarque sur l'intitulé du sujet :
· Il s'agit de s'interroger sur la vérité en tant qu'elle se dit ; en d'autres termes, on présuppose que quelque chose est dit, et que ce quelque chose est une vérité. Le problème étant de savoir si ce quelque chose est, du seul fait qu'il est vrai, « bon à dire ».
· En effet, on nous demande d'attribuer une valeur à la vérité : faut-il toujours dire ce qui est vrai ? Il s'agit de questionner la vérité dans sa dimension morale : vrai et bien coïncident-ils nécessairement ?
· Enjeu : sincérité et l'honnêteté et plus précisément le droit de taire une vérité, voire de mentir.
· La question relève de la casuistique (l'art de traiter les cas) : en soi, la vérité est bonne à dire, mais, de fait, une vérité, une proposition vraie donnée, l'est-elle tout autant ?
· Pour cerner le problème, il suffit de penser à un cas concret où il est bon de taire la vérité ; [exple : ne serais-je pas obligé de taire la vérité à un assassin venu tuer mon ami si je veux sauver la vie de ce dernier ?] ensuite, de souligner en quoi, cependant, on ne pourrait ériger ce cas singulier en règle universelle, c'est-à-dire qu'on ne saurait renoncer à faire de la vérité une valeur.
Problématique : L'honnêteté est une valeur : on considère que dire la vérité est, sinon un devoir, au moins une bonne chose. Cependant, est-ce toujours le cas ? Si, comme le fait remarquer Aristote, le monde des « affaires humaines » ne connaît pas la nécessité et la fixité des objets physiques, ne faut-il pas admettre que certaines vérités, compte tenu des circonstances, ne sont pas bonnes à dire ? Mais, si tel est le cas, comment ne pas reconsidérer alors la valeur morale accordée à l'honnêteté ? Peut-on tolérer qu'il soit licite de taire la vérité sans pour autant mettre à mal cet idéal que constitue l'honnêteté ?
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