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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- langage : 1) Faculté de parler ou d'utiliser une langue. 2) Tout système de signes, tout système signifiant, toute communication par signes (verbaux ou non verbaux). Le langage désigne aussi la totalité des langues humaines.
- seul : Isolé, retiré du commerce des hommes.
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des hominidés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.
Extrait du corrigé : 3° La communication comme échange véritable ne peut se faire à partir de n'importe quel usage du langage Nous pouvons pousser plus loin cette idée, en affirmant qu'il ne faut pas seulement distinguer entre les signes linguistiques et leur usage, mais aussi entre plusieurs types d'usage du langage, pour que celui-ci puisse garantir une véritable communication. En ce sens, on ne peut plus entendre par communication, comme dans la perspective de Jakobson, le simple fait d'adresser un message à autrui, mais de réunir les conditions pour qu'un véritable dialogue, un véritable échange soit possible. Les dialogues de Platon sont un exemple de cette perspective : l'opposition de Socrate aux sophistes est une opposition entre deux types d'usage du langage. En effet, les sophistes donnent pour but au langage non pas d'échanger des arguments avec leur interlocuteur, mais de le convaincre à tout prix, sans prendre en compte la vérité du discours : l'école des sophistes est une école de rhétorique, où l'on apprend un usage du langage qui vise à charmer l'interlocuteur pour emporter son adhésion. Socrate oppose à cet usage un langage qui s'appuie sur la vérité du discours et sur la discussion qui prend en compte les arguments de l'interlocuteur, afin de construire à deux un discours qui dise le vrai et qui reprenne ce qu'il y avait de meilleur chez les deux interlocuteurs. On voit ainsi que pour garantir la communication, le langage doit être utilisé dans son rapport à la fois à la vérité et à autrui, et non simplement comme un instrument de pouvoir visant à dominer l'autre. Conclusion On peut d'abord penser que le langage peut suffire à garantir la communication, si l'on pense qu'il se définit d'emblée comme la transmission d'un message à un interlocuteur. Cependant, il semble que cette condition soit insuffisante si l'on pense qu'un message peut être source de malentendus et générer davantage d'incompréhension que de communication. Il faut pour cela anticiper sur le sens que l'autre donnera à mon message et prendre en compte pour cela à la fois le contexte et son état d'esprit : le langage au sens strict ne peut donc garantir une compréhension mutuelle. On peut alors penser qu'une véritable communication, qui prend la forme d'un dialogue, peut être garantie par le langage à condition que son usage repose sur une prise en compte de l'autre et de son discours, et pas seulement sur un usage du langage comme simple instrument de persuasion.
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Le corrigé du sujet " Le langage seul peut-il garantir la communication entre les hommes ?" a obtenu la note de : aucune note
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Au sens large, le langage apparaît comme un moyen d’expression et de communication, par l’usage de signes. Si la communication apparaît ainsi comme une des fonctions principales du langage, on peut néanmoins s’interroger sur le fait que le langage représente une condition suffisante pour la communication entre les hommes : suffit-il de posséder un langage pour communiquer, ou bien la communication requiert-elle d’autres conditions qui ne sont pas garanties par le langage ? La réponse à cette question dépend étroitement des conceptions respectives du langage et de la communication que l’on propose. Si l’on définit le langage de manière très étroite, comme un système de signe, et la communication, à l’inverse, de manière ambitieuse, comme un véritable échange, il semble difficile de penser que le langage puisse suffire à garantir la communication. Mais n’est-il pas possible de définir le langage non pas seulement comme système de signes, mais comme étant déjà une communication, en tant que le langage n’a de sens que si on l’adresse à autrui ? Après avoir vu que le langage permet de garantir la communication, nous verrons que la communication requiert plus que le langage en tant que système de signe. On pourra alors réfléchir sur l’usage du langage qui permet le mieux d’établir un échange véritable entre les hommes.
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