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Extrait du corrigé : Pour remédier à ce désastre, Zeus ramena leurs parties génitales qu'ils avaient derrière sur le devant, et ceux-ci purent s'accoupler, soit pour créer un nouvel être unique, soit pour s'accorder un plaisir qui leur offrait pour un moment le bonheur de leur union passée, et l'esprit libre, leur permettait ensuite de vaquer à leurs affaires. Le fond de la nature humaine porterait désormais la trace de cette union ou plénitude originaire, dont le désir d'amour serait la nostalgie. Désirant l'autre, nous visons ce paradis mythique de la fusion, lorsqu'il n'existait ni séparation ni différence, mais seule une toute-puissance qui nous plaçait à l'égal des dieux. Suivant ce mythe platonicien, l'essence du désir serait un manque d'être, la recherche d'une totalité, à laquelle il nous est impossible d'accéder, suite à une opération des dieux, sinon par l'expérience fugitive d'une union sexuelle. Le mythe des Androgynes Le discours d'Aristophane est doublement placé sous l'égide d'Empédocle : d'abord par sa référence au principe selon lequel le semblable désire le semblable, ensuite par la valorisation ontologique de la sphère. Il raconte que, à l'origine, les hommes étaient sphériques et possédaient quatre paires de membres. Ils étaient de trois genres : les uns masculins, les autres féminins, les derniers, enfin, des deux sexes. Il est donc abusif de parler du mythe des Androgynes, puisque une seule catégorie relève de ce genre. Leur puissance était telle qu'ils décidèrent d'escalader le ciel pour renverser les dieux. Zeus les punit en les divisant en deux par peau sur le ventre et fit une couture en lieu et place du nombril, marque toujours située sous nos yeux de la faute des hommes.
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