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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : Le Banquet, 211b-212b = « Car la vraie voie de l'amour, qu'on s'y engage de soi-même ou qu'on s'y laisse conduire, c'est de partir des beautés sensibles et de monter sans cesse vers cette beauté surnaturelle en passant comme par échelons d'un beau corps à deux, de deux à tous, puis des beaux corps aux belles actions, puis des belles actions aux belles sciences, pour aboutir des sciences à cette science qui n'est autre chose que la science de la beauté absolue et pour connaître enfin le beau tel qu'il est en soi. » · On comprend alors que l'Eros va de pair avec la notion de désir qui n'est autre chose que la tendance à l'élévation vers cet absolu en soi. Il semble n'acquérir son sens qu'en tant qu'on le rapproche de cet élan de l'Eros, de l'amour. Y a-t-il de désir plus fort que celui que l'on a pour l'être aimer ? · Il s'agit donc, a fortiori, de faire la distinction entre possibilité technique et possibilité morale. Or, si techniquement on peut désirer sans aimer, c'est à travers l'amour que le désir se charge de sens et acquiert une positivité intrinsèque et qu'il devient par là, non plus la marque de la finitude humaine, mais bien de sa capacité à toujours vouloir s'élever. · On pourrait donc en tirer une ultime définition du désir, non plus comme manque, mais comme positif et producteur. Le désir n'est pas manque, ni le réel toujours en défaut par rapport à lui (cf. supra négation de l'objet désirer). Il est au contraire ce qui produit laborieusement et activement du réel.
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sans possible pas pouvons-nous autrement liberté aimer retour désirs s'aimer opinions penser soi-même connaître avoir d'aimer courage admettre démocratie qu'à autrui régimes attendre puis-je mort désirer nous-mêmes rien contradiction meilleur peux-t-on partir recevables aimer
Angle d’analyse du sujet :
Il s’agit donc ici de mettre à la question les rapports entre le désir d’un côté et l’amour en analysant leur possible indépendance. Le problème est donc de savoir si l’amour est une condition nécessaire pour que l’on puisse en droit parler d’amour.
Cette question porte en réalité sur une expérience de fait : il nous semble, en effet, a priori possible de désirer sans pour autant aimer. Pensons au désir de l’autre, celui-ci ne nécessité effectivement pas que cet autre soit l’être aimé. La question porte donc sur une évidence de fait. On aura donc à affiner notre définition du désir, et avec elle celle de l’amour, pour pouvoir répondre à la question qui porte non pas directement sur le fait mais sur le droit, à la fois comme capacité mais aussi comme possibilité morale. Définit-on le désir en son sens plein et essentiel en l’écartant de l’acte d’aimer ? Si on n’est pas « obligé » d’aimer pour désirer qqch. ou qq. alors d’où vient ce désir, quelle en est la source ? De quelle nature est-il ? Pulsionnel ? Animal ?
Il est donc, on le voit, nécessaire de faire évoluer la définition du désir si l’on veut lui donner une véritable direction, sens, orientation. On voit souvent le désir comme qqch. de négatif, témoignage d’un manque absolu qu’on tente de combler, mais est-ce à la fois juste et justifié ? Car le « peut-on » pose bien ce problème de savoir si c’est justifié de détacher le désir de l’amour, et par conséquent l’amour du désir. Car enfin si l’on en vient à dire qu’on peut le désir peut se définir de façon totalement autonome par rapport à l’amour, alors qu’est-ce qui nous empêcherait de dire que l’amour peut se passer du désir ?
Problématique :
Peut-on en droit définir le mouvement du désir de façon autonome par rapport à celui de l’amour même s’il arrive, dans les faits, qu’il y ait désir sans amour ? Dans ce cas précis, c’est le sens du désir, en tant qu’il peut exister sans la condition des sentiments amoureux, qui est à mettre à la question.
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