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Sujet : Philosopher, est-ce apprendre à mourir ?

Extrait du corrigé : La philosophie, c'est l'exercice de la pensée qui se concentre sur son propre principe pour se détacher, précisément, de l'élément corporel. Selon la fameuse identité soma / sema, Platon pense en effet que le corps constitue un tombeau pour l'âme, dont il revient à la philosophie d'apprende à cette dernière de se libérer. C'est par une vie ascétique, c'est-à-dire étymologiquement selon une vie qui constitue un exercice de détournement de l'âme du corps, que la philosophie peut aider l'âme à se libérer du poids du corps : apprendre à mourir, c'est donc apprendre à bien vivre pour bien mourir, de sorte que l'âme parvienne à se libérer de la pesanteur de la corporéité.     II. Nous n'avons aucune expérience de la mort : ce qui compte, c'est donc le plaisir de la vie (Epicure).   Contrairement à Platon, Epicure pense qu'il est impossible de penser à ce qu'est la mort et à ce qu'il y aurait éventuellement "après", puisque nous n'en avons aucune expérience possible : puisque la vie c'est la sensation, et que la sensation c'est l'expérience, puisque la mort est précisément l'abolition de la sensation, nous ne saurions jamais avoir aucune expérience possible de la mort. L'angoisse vis-à-vis de la mort constitue donc un mal inutile : la vraie question reste celle de la vie elle-même. Le bien suprême, ce n'est pas de bien vivre pour bien mourir, c'est de vivre selon le plaisir, parce que le plaisir est un bien en soi, qui ne saurait avoir de contrepartie dans un au-delà de la mort. Philosopher, c'est penser la vie pour apprendre à se débarrasser de ses angoisses vaines : seul importe le plaisir, le véritable bien en soi. Néanmoins la doctrine épicurienne rejoint celle de Platon dans ses effets, en ce qu'une vie bonne se caractérise également par un certain ascétisme, puisque trop de plaisirs implique des maux plus grands que ces mêmes plaisirs.

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Définitions

  • philosophie : La philosophie, selon Pythagore, auquel remonte le mot, ce n'est pas la sophia elle-même, science et sagesse à la fois, c'est seulement le désir, la recherche, l'amour (philo) de cette sophia. Seul le fanatique ou l'ignorance se veut propriétaire d'une certitude. Le philosophe est seulement le pèlerin de la vérité. Aujourd'hui, où la science constitue tout notre savoir et la technique, tout notre pouvoir, la philosophie apparaît comme une discipline réflexive. A partir du savoir scientifique, la visée philosophique se révèle comme réflexion critique sur les fondements de ce savoir. A partir du pouvoir technique, la sagesse, au sens moderne se présente comme une réflexion critique sur les conditions de ce pouvoir.
  • mort : Du latin mors, «mort». Cessation complète et définitive de la vie. Seul parmi les animaux, l'homme se sait mortel: cruelle certitude qui limite son horizon et l'oblige à composer avec sa propre disparition, comme avec celle des êtres auxquels il est attaché. Pour Platon, la mort est un «beau risque à courir». Dans le Phédon, Socrate définit la mort comme la séparation de l'âme et du corps; délivrée de sa prison charnelle, l'âme immortelle peut librement regagner le ciel des Idées, patrie du philosophe. Épicure tient la mort pour un non-événement, puisque jamais nous ne la rencontrons. Tant que nous sommes en vie, la mort n'est pas; et quand la mort est là, c'est nous qui ne sommes plus. Pour Heidegger au contraire, la vie humaine s'inscrit dans la finitude: «Dès qu'un humain vient à la vie, il est déjà assez vieux pour mourir».

Problématique

- La mort constitue l'événement singulier qui clôt une vie. La vie toute entière se définit à partir de cet événement ultime, qui implique la finitude fondamentale de tout être vivant, dont l'homme.
- Or, l'homme est de tous les animaux le seul qui sait qu'il va mourir : sa vie même, son existence propre s'inscrivent donc sous l'horizon d'une mort dont on ne pourra jamais, pourtant, faire l'expérience directe.
- La philosophie, en tant qu'exercice de la pensée portant sur l'existence et ses innombrables caractéristiques, inscrit donc l'horizon de son exercice au sein de cette condition mortelle originaire de l'homme.
- En quel sens la pensée philosophique constitue-t-elle un apprentissage à la mort ? Apprendre à mourir, dans cette perspective, n'est-ce pas plutôt apprendre à vivre, en inscrivant cette vie même au sein de sa finitude constitutive ?



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