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Sujet : Reconnaître l'existence de l'inconscient est-ce rétrécir ou élargir notre conscience ?

Définitions des termes :
  • existence : Par opposition à néant: le fait d'être ou d'exister. Par opposition à essence: mode d'être de l'homme, en tant qu'il ne se laisse enfermer dans aucune essence ou nature déterminée.
  • inconscient : Ce terme désigne l'ensemble des processus psychiques qui échappent à la conscience.
  • conscience : La connaissance qu'a l'homme de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes. La conscience, par cette possibilité qu'elle a de faire retour sur elle-même, est toujours également conscience de soi. C'est elle qui fait de l'homme un sujet, capable de penser le monde qui l'entoure. CONSCIENCE MORALE: Jugement pratique par lequel le sujet distingue le bien et le mal et apprécie moralement ses actes et ceux d'autrui. CONSCIENCE PSYCHOLOGIQUE : Aperception immédiate par le sujet de ce qui se passe en lui ou en dehors de lui.

Extrait du corrigé : Soumettre ces causes à l'examen de notre entendement, c'est les faire quitter le registre inconscient pour les intégrer à notre conscience, sans supprimer leur action de détermination. Pour Spinoza, l'inconscient est réductible en droit, ce qui fait que le reconnaître dans son existence, c'est permettre à la conscience de regagner du terrain.   III Inclusion de la conscience dans l'inconscience : au-delà de l'exclusion réciproque, Nietzsche encore et Bergson   -Nietzsche : si Descartes et Spinoza tentent chacun de leur façon de concilier conscience et inconscience, ses efforts n'empêchent pas la présence d'une logique d'opposition. Nietzsche remet cela en cause en montrant que la conscience n'est pas réservée à l'esprit réflexif : le corps également représente une conscience plus fondamentale, ce que Nietzsche nomme la « raison du corps » (Par-delà bien et mal). La conscience correctement conçue ne doit pas s'opposer à l'inconscience : elle est simplement une différence de degré dans l'expression de la volonté de puissance pour Nietzsche. Reconnaître l'existence de l'inconscient permet donc d'étendre le domaine de la conscience å l'ensemble des procédés d'affirmation de la puissance de vie, que lq conscience doit venir réactualiser.   -Bergson : différence de degrés entre conscience et inconscience. La conscience est uniquement un moyen de relancer la dynamique de l'inconscient, ce qui vient confirmer l'intuition de Nietzsche. La conscience apparaît donc comme ce moyen d'influer sur l'ensemble de la série des états inconscients de l'homme, et de les réactualiser en un nouveau sens. La conscience se voit rétrécie par sa nature même de ponctualité, de « contraction » (terme d Bergson), mais son influence s'étend å tout l'inconscient.

	Reconnaître l'existence de l'inconscient est-ce rétrécir ou élargir notre conscience  	?

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Définitions

  • existence : Par opposition à néant: le fait d'être ou d'exister. Par opposition à essence: mode d'être de l'homme, en tant qu'il ne se laisse enfermer dans aucune essence ou nature déterminée.
  • inconscient : Ce terme désigne l'ensemble des processus psychiques qui échappent à la conscience.
  • conscience : La connaissance qu'a l'homme de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes. La conscience, par cette possibilité qu'elle a de faire retour sur elle-même, est toujours également conscience de soi. C'est elle qui fait de l'homme un sujet, capable de penser le monde qui l'entoure. CONSCIENCE MORALE: Jugement pratique par lequel le sujet distingue le bien et le mal et apprécie moralement ses actes et ceux d'autrui. CONSCIENCE PSYCHOLOGIQUE : Aperception immédiate par le sujet de ce qui se passe en lui ou en dehors de lui.

Problématique

Depuis la naissance de la psychanalyse, on a coutume d’opposer la conscience à l’obscurité de l’inconscience. L’hypothèse de l’inconscient semble ainsi marquer le rétrécissement du domaine réservé à la conscience. Mais faut-il concevoir la relation entre le conscient et l’inconscient sur le mode de l’exclusion ? Et si non, faut-il en conclure que la conscience se voit élargie par la reconnaissance de l’inconscient, voyant son domaine s’étendre ? Ou au contraire, celui-ci se rétrécit-il, le mode d’être de la conscience pouvant s’avérer n’être finalement qu’une illusion ?



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