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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- corps : Ce mot a trois sens: A) Il désigne toute substance matérielle que l'homme peut percevoir et qui existe en dehors de lui. En ce sens, un corps possède une masse, occupe un espace et a trois dimensions. B) Il désigne le corps humain, dont les propriétés physiques font l'objet d'études anatomo-physiologiques. C) Il désigne enfin cet épace occupé par la pensée de chacun.
Extrait du corrigé : La notion de propriété intervient donc comme une barrière vitale mise entre soi et la loi, qu'elle soit en faveur ou non de l'avortement par exemple, dans ce cas être propriétaire de son corps c'est affirmer qu'on est dans son droit, s'il faut, d'aller contre la loi ou l'opinion. Je suis donc bien propriétaire de mon corps au sens où c'est à moi seul de prendre les décisions relatives au traitement de mon corps. Toutefois on sent déjà que ce n'est là qu'une façon de parler, que la relation que j'ai à mon corps est bien plus intime que celle de propriété. Exercer des violences contre une personne c'est tenter de la réduire à son corps physique, comme si finalement notre identité était d'abord celle de notre corps. II-Je suis mon corps. Dans Le phénomène de la vie Hans Jonas montre que la distinction de soi et de son corps, position cartésienne, est artificielle, il n'y a pas à distinguer entre le corps et l'esprit, il y a en effet une « unité psycho-physique » primordiale. Commencer par séparer l'âme et le corps et s'interroger ensuite sur la modalité de leur union c'est prendre les choses à l'envers, en réalité c'est une abstraction que de me distinguer de mon corps. Comme l'écrit aussi Merleau-Ponty, « je suis mon corps », et, dans le dernier chapitre de La structure du comportement il montre que mes intentions s'incarnent naturellement dans mes gestes corporels, je ne commande pas à mon corps ses mouvements car je ne suis pas en dehors de lui. Il suffit pour s'en convaincre de faire l'expérience en première personne : certes visuellement mes orteils sont extérieurs, existent comme objets spatialisés, mais si je ne les regarde pas, je peux intérieurement localiser chacun d'eux parce que je suis en même temps coprésent à toutes les parties de mon corps. Ce n'est pas seulement que je connais parfaitement mon corps, que je le « sens », mais que je le suis, qu'il participe de mon être.
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Le corrigé du sujet " Suis-je propriétaire de mon corps ?" a obtenu la note de : aucune note
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Des débats récents autour du droit des femmes à l’avortement ou du don d’organe confèrent au problème des droits liés au corps et au vivant une actualité indubitable. Toutefois, loin de se résumer à une interrogation engageant le droit et l’éthique, la question de la nature de ma relation à mon corps permet d’interroger ma propre existence. Avoir un corps, est-ce le posséder ? La propriété implique une notion de distance, or suis-je hors de mon corps ?
Une réflexion sur la relation du sujet au corps ne se peut faire qu’en première personne, aussi nous privilégierons une approche phénoménologique de la question, c'est-à-dire sans rien présupposer de la nature du corps. Nous verrons ainsi que l’idée même d’être propriétaire de son corps signe une insuffisance de la pensée, même si nous serons amenés à nuancer notre propos.
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