- Sujet : L'homme a-t-il, par son action, le pouvoir de changer sa destinée ?
- Concepts : L'homme - a-t-il - par - son - action - le - pouvoir - de - changer - sa - destinee - - 2663 -
- Extrait du corrigé : Les chrétiens, par exemple,
imagineront que quiconque à mal agi et n'a pas obtenu le pardon
de Dieu ira rôtir dans les flammes de l'enfer. La peur de la
mort a partie liée avec les superstitions religieuses dont la
métaphysique matérialistes nous libère. De plus, si tout dans
l'univers n'est fait que de matière, si nous, comme tous les
êtres vivants, ne sommes que des agrégats d'atomes, lorsque nous
mourons, ce ne sont que nos atomes qui se séparent, qui se
désagrègent, ce n'est que notre corps qui se décompose, en un
point d'abord (celui qui est blessé ou malade), puis en tous.
Dès lors, rien de notre être ne survit, il n'y a rien après la
mort, « la mort n'est rien pour nous ». Ceux qui pensent
que la vie du corps, la pensée, la sensation, le mouvement
viennent de l'âme, et que cette âme pourrait survivre après la
mort du corps, ont tort. Car l'âme elle-même est faite de
matière, certes plus subtile, puisque invisible ; mais si elle
n'est qu'un agrégat d'atomes, elle aussi se décompose lorsque la
mort survient, et même, selon l'expérience la plus commune, il
faut penser qu'elle est la première à se décomposer puisque le
mort apparaît immédiatement privé de vie, de sensation, de
pensée et de mouvement, alors que le reste de son corps semble
encore à peu près intact et mettra plus de temps à commencer à
se décomposer. Aussi, la mort se caractérise bien en premier
lieu par l'absence de sensation : « Habitue-toi à la pensée
que le mort n'est rien pour nous, puisqu'il n'y a de bien et de
mal que dans la sensation, et que la mort est absence de
sensation. »
En effet, les
sensations que nous avons de notre corps et, à travers lui, des
choses du monde sont la source de toute connaissance, et aussi
de tout plaisir et de toute douleur, donc le vrai lieu de tout
bien et de tout mal, puisque le bien réel n'est que le plaisir
et le mal la douleur. Nous pouvons désigner la pensée d'Épicure
comme un sensualisme qui fonde toute la vie intérieure sur la
sensation. La mort étant la disparition des sensations, il ne
peut y avoir aucune souffrance dans la mort.
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