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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
- libre : sans entrave, en faisant ce que j'ai décidé de faire, maître de ma vie autant que je le veux.
- autonomie : (Du grec auto, "soi-même", et nomos, "loi"). Pouvoir de se donner à soi-même sa propre loi. L'autonomie est la maturité de la conscience.
Extrait du corrigé : En voyant le loup, la brebis juge bon de fuir, mais par un discernement naturel et non libre, car ce discernement est l'expression d'un instinct naturel (...). Il en va de même pour tout discernement chez les animaux. Mais l'homme agit par jugement, car c'est par le pouvoir de connaître qu'il estime devoir fuir ou poursuivre une chose. Et comme un tel jugement n'est pas l'effet d'un instinct naturel, mais un acte qui procède de la raison, l'homme agit par un jugement libre qui le rend capable de diversifier son action. Kant La liberté en tant qu'homme, j'en exprime le principe pour la constitution d'une communauté dans la formule : personne ne peut me contraindre à être heureux d'une certaine manière (celle dont il conçoit le bien-être des autres hommes), mais il est permis à chacun de chercher le bonheur dans la voie qui lui semble, à lui, être la bonne, pourvu qu'il ne nuise pas à la liberté qui peut coexister avec la liberté de chacun selon une loi universelle possible (autrement dit, à ce droit d'autrui). Un gouvernement qui serait fondé sur le principe de la bienveillance envers le peuple, tel celui du père envers ses enfants, c'est-à-dire un gouvernement paternel, où par conséquent les sujets, tels des enfants mineurs incapables de décider de ce qui leur est vraiment utile ou nuisible, sont obligés de se comporter de manière uniquement passive, afin d'attendre uniquement du jugement du chef de l'Etat la façon dont ils doivent être heureux, et uniquement de sa bonté qu'il le veuille également, - un tel gouvernement, dis-je, est le plus grand despotisme que l'on puisse concevoir (constitution qui supprime toute liberté des sujets qui, dès lors, ne possèdent plus aucun droit). Transition : on aboutit à une position qui rend l'homme entièrement responsable de sa conduite, en ce qu'il est l'unique instance qui détermine ses actions et juge de la manière dont ces dernières peuvent être - ou non - déterminées par des instances extérieures. Poussée à son extrême, cette idée correspond à celle d'une autonomie totale de l'homme, qui est rendue possible par l'exercice de son jugement et garantit sa liberté : il reste maintenant à définir à quelles conditions cette correspondance entre autonomie et liberté est pertinente. III.
Corrigé directement accessible
Le corrigé du sujet "Être libre, est-ce être indéterminé ou être autonome ?" a obtenu la note de : aucune note
illusions forcer obéir d'une question moins plus être l'art fois vérité mort penser est-ce limites pas libre quelqu'un autonome dévoilement suis-je "qui d'être réponse n'être peur conscience avoir indéterminé exacte soi-même
Le sujet porte sur une définition, comme le montre l’emploi du verbe être. La définition à interroger ici est celle de la liberté, plus précisément de l’état dans lequel on est libre, et le sujet propose de faire un choix entre deux pistes possibles : être libre c’est être indéterminé, ou bien être libre c’est être autonome. L’indétermination et l’autonomie sont en effet des notions qui s’imposent rapidement lorsque l’on cherche à définir la liberté ; elles correspondent à deux rapports différents à la contrainte : l’indétermination, c’est le fait de n’avoir aucune détermination externe ou interne à nous, qui puisse venir entraver notre liberté. Cette absence de détermination pose problème : est-elle seulement possible ? Comment envisager la possibilité de l’action s’il n’y a rien pour la déterminer ? peut-être faut-il considérer que cet état indéterminé est un état de disponibilité à toutes les impulsions imprévues, un refus de rationaliser la conduite, qui serait compris comme la liberté absolue. L’autonomie, quant à elle, est, étymologiquement, le fait de se donner à soi-même (« auto ») sa propre loi (« nomos »). La détermination existe donc, mais elle est interne au sujet lui-même et ne lui est pas imposée par une contrainte extérieure. La liberté ne serait alors pas l’absence de toute loi, mais la soumission à des lois que l’on a créées pour soi-même.
Il va donc s’agir ici d’interroger le concept de liberté de manière à déterminer laquelle de ces deux pistes est la plus pertinente, et ce que la piste choisie finalement apporte à la compréhension du concept de liberté. On pourra partir d’une compréhension de la liberté comme absence de contraintes, que ce soit au plan individuel ou au plan collectif – politique notamment. Le choix final parmi les deux pistes proposées dépendra de la manière dont on concevra cette absence de contraintes : une contrainte que l’on choisit de se donner librement à soi-même est-elle encore une contrainte ?
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