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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : Nous nous trouvons là sur le terrain de facultés proprement humaines. Si l'on suit la thèse bergsonienne, l'homme a capacité à communiquer avec ses semblables dans le but d'agir sur le monde qui l'entoure, de manière utilitaire : le dialogue se définit-il de la même façon, dans une acception purement utilitaire ? Ou est-il autre chose que la communication à visée pratique ? Il semble bien que le propre du dialogue soit de se détacher de la vocation utilitaire pour élaborer de nouvelles idées. Alors, la communication est nécessaire, mais nous suffisante, pour fonder le dialogue. Bergson L'homme est organisé pour la cité comme la fourmi pour la fourmilière, avec cette différence pourtant que la fourmi possède des moyens tout faits d'atteindre le but, tandis que nous apportons ce qu'il faut pour les réinventer et par conséquent pour en varier la forme. Chaque mot de notre langue a donc beau être conventionnel, le langage n'est pas une convention, et il est aussi naturel à l'homme de parler que de marcher. Or, quelle est la fonction primitive du langage ? C'est d'établir une communication en vue d'une coopération. Le langage transmet des ordres ou des avertissements.
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Le corrigé du sujet "Suffit-il de communiquer pour dialoguer ?" a obtenu la note de : aucune note
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La question « suffit-il » demande de décider si une condition posée est suffisante ou non pour provoquer tel ou tel effet. Ici, la condition interrogée est « communiquer », l’action visée est « dialoguer ».
« Communiquer », c’est, à la lettre, faire en sorte qu’une pensée, qu’une idée, qu’un affect, deviennent communs : celui qui communique cherche à former une communauté de compréhension avec celui à qui il adresse sa communication.
« Dialoguer » a un sens plus précis. Etymologiquement, c’est parler, raisonner (du grec « logein ») à deux (« di »), c’est échanger des idées par le biais du langage, de la discussion, dans le but de mieux comprendre des idées ou d’en élaborer de nouvelles. (cf. les dialogues « socratiques »).
La question est donc la suivante : la démarche de communication avec l’autre, comprise comme effort pour lui faire comprendre et partager une pensée, et posée comme nécessaire à cet effort, est-elle suffisante pour établir avec lui une discussion des points de vue, un travail commun des idées ? Si ce n’est pas le cas, quelles sont les conditions d’existence du dialogue qui manquent à la communication ?
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