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Définitions des termes :
- homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des hominidés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.
- société : association d'individus qui constitue le milieu où chacun s'intègre. Toute espèce vivante est plus ou moins sociale ; mais tandis que les sociétés animales sont naturelles et gouvernées par l'instinct, les sociétés humaines, organisées selon des institutions mobiles, véhiculent une culture.
- intérêt : a) ce qui importe, ce qui est à son avantage, ce qui fixe l'attention. 2) Ce qui est utile à un individu (intérêt personnel) ou à plusieurs (intérêt général).
Extrait du corrigé : C'est le sens de la définition d'Aristote : l'homme est un animal politique. De fait, si c'est une tendance naturelle qui fait se joindre l'homme et la femme en vue de la génération, c'est aussi naturellement que se constitue la famille, société élémentaire, puis le regroupement des familles en villages, et enfin la Cité qui regroupe les villages. Il ne convient pas de chercher un motif individuel au fait de vivre ensemble, ceci correspond à la nature de l'homme. C'est au second chapitre du premier livre de la « Politique » que l'on retrouve en substance la formule d'Aristote. On traduit souvent mal en disant : l'homme est un « animal social », se méprenant sur le sens du mot « politique », qui désigne l'appartenance de l'individu à la « polis », la cité, qui est une forme spécifique de la vie politique, particulière au monde grec. En disant de l'homme qu'il est l'animal politique au suprême degré, et en justifiant sa position, Aristote, à la fois se fait l'écho de la tradition grecque, reprend la conception classique de la « cité » et se démarque des thèses de son maître Platon. Aristote veut montrer que la cité, la « polis », est le lieu spécifiquement humain, celui où seul peut s'accomplir la véritable nature de l'homme : la « polis » permet non seulement de vivre mais de « bien vivre ». Il affirme de même que la cité est une réalité naturelle antérieure à l'individu : thèse extrêmement surprenante pour un moderne, et que Hobbes & Rousseau voudront réfuter, puisqu'elle signifie que l'individu n'a pas d'existence autonome et indépendante, mais appartient naturellement à une communauté politique qui lui est « supérieure ». Enfin Aristote tente de différencier les rapports d'autorité qui se font jour dans la famille, le village, l'Etat, et enfin la cité proprement dite. La cité est la communauté politique au suprême degré et comme elle est spécifiquement humaine, « L'homme est animal politique au suprême degré ».
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Le corrigé du sujet "Les hommes ne vivent-ils en société que par intérêt ?" a obtenu la note de : aucune note
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On pourrait très bien considérer que c’est la nature qui nous pousse à vivre en société, car en tout état de cause, il apparaît finalement que nous n’entrons jamais en société : nous y naissons. Ainsi nous ne faisons pas un calcul rationnel qui nous dicte que notre intérêt est dans l’état social ; nous constatons que nous vivons en société, et ce n’est qu’ensuite que nous cherchons une issue. Toutefois, si la société était un état naturel, il serait difficile de rendre compte du fait que nombreux sont ceux qui voudraient en sortir. On pourrait ainsi penser que c’est en conséquence de contraintes quelconques que nous nous décidons à vivre en société. Cet état social résulte-t-il d’un instinct parfois déficient ou bien d’une nécessité extérieure à l’homme ?
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