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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : Le discours et le vocabulaire. 1. Le discours.N'oubliez pas que Sartre fut romancier (l'auteur de La Nausée, des Chemins de la liberté, etc.) en même temps que philosophe. Dans un nombre important de textes qui peuvent être offerts à votre réflexion, l'expression et l'art d'écrire présenteront une parenté ou une analogie avec l'art et la forme du romancier. Les analyses de L'Etre et le Néant possèdent, par exemple, une finesse qu'il sera nécessaire d'étudier d'un point de vue simultanément littéraire et philosophique.Dans cette perspective à la fois littéraire et philosophique, c'est à l'analyse imagée et aux exemples qu'il faudra, parfois, vous attacher. L'expression sartrienne est, de ce point de vue, très caractéristique. Si vous la saisissez bien, non seulement vous serez en mesure de lire intelligemment les textes de Sartre, mais vous posséderez une méthode concrète supplémentaire pour la dissertation.
Corrigé de 3008 mots (soit 5 pages) directement accessible
admettre plus liberté recevables opinions meilleur nous-mêmes s'engager dire est-ce pensée qu'on parole renoncer toute démocratie d'agir reconnaissance autrui libre affirmer objectivité nécessité raisons rend-il d'abord d'autant partir connaître science travailler qu'à comme penser l'homme perdre mort est-on prétend-on pouvons-nous autrement déclarant régimes fait
Un sujet moderne et vivant sur la notion de liberté. s'engager, c'est-à-dire mettre ses forces au service d'une cause, nous rend-il prisonnier de cette cause qui s'impose dès lors à nous, ou bien le choix que suppose notre engagement est-il l'expression même de notre liberté ?
Ce sont, bien évidemment, les théories sartriennes sur la liberté qui constituent l'essentiel des connaissances nécessaires à ce sujet. soyez, néanmoins très précis en ce qui concerne la définition des deux termes principaux: "s'engager" et "liberté". souvenez-vous que, selon Sartre, l'engagement est inévitable, et ce même s'il aboutit à une abstention. Car sans engagement la liberté resterait une pure abstraction sans effectivité.
Une piste serait d'étudier l'engagement sous l'angle de la responsabilisation. Être libre, pour Sartre, c'est engager sa responsabilité (L'Existentialisme est un humanisme). Mais si l'engagement est toujours volontaire, on est parfois — et peut-être abusivement — tenu pour responsable sans l'avoir voulu. Ainsi l'engagement renvoie à la liberté (en particulier à travers le concept de choix). Il faut distinguer l'acte de s'engager et les suites ou conséquences de l'engagement : de fait une fois engagé, on a contracté une obligation. Signer un engagement, c'est contracter (domaines commerciaux ou politiques : Rousseau, Du contrat social ; Spinoza, Traité théologico-politique), c'est s'obliger (domaines politiques et moraux, Kant), ce qui paraît incompatible avec la liberté. Suis-je d'autant plus libre que je fais des choix qui m'engagent et délimitent les champs de mes actions ? Au contraire, suis-je libre seulement en restant neutre, indifférent, en refusant l'action ? Est-ce que, dans l'engagement, je me rends esclave ? Est-ce que je m'aliène ou m'asservis ? Dans quelle mesure un engagement peut-il être source de perte de liberté et d'aliénation ? Il conviendrait de voir si c'est l'engagement comme tel qui est source de servitude ou certains engagements (Qu'est-ce que les Lumières ? de Kant : la paresse et la lâcheté de l'homme sont fréquemment à l'origine de notre servitude volontaire). S'engager, en un certain sens, c'est éliminer des possibles, et donc restreindre le champ de ces mêmes possibles.
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