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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- beau : 1. Norme permettant le jugement esthétique ; cf. valeur. 2. Sens concret : objet du jugement esthétique ; ce qui provoque une émotion esthétique par l'harmonie des formes, l'équilibre des proportions. 3. (Par ext.) Ce qui suscite une idée de noblesse, de supériorité morale (un beau geste). 4. Pour KANT, le jugement de goût ne détermine pas son objet en le pensant sous un concept universel, puisqu'il porte toujours sur un cas particulier ; c'est un jugement réfléchissant dont l'universalité réside dans l'accord des sujets ; c'est pourquoi le beau est défini comme « ce qui plaît universellement sans concept » ; « la beauté est la forme de la finalité d'un objet en tant qu'elle est perçue en lui sans représentation d'une fin. »
- génie : a) Disposition innée, aptitude naturelle pour une chose (le génie des affaires). b) En art, dispositions permettant de rompre avec une tradition esthétique et de faire preuve de créativité et d'originalité.
- règle : Proposition indiquant la manière de se conduite (prescription morale) ou la démarche à suivre pour obtenir un certain résultat (règles de l'art).
- art : 1) Au sens ancien, tout savoir-faire humain, toute pratique produisant un résultat non naturel (artificiel). 2) Au sens esthétique moderne, production ou création d'oeuvres destinées à plaire (beaux-arts), c'est-à-dire à susciter par leur aspect, une appréciation esthétique positive.
Extrait du corrigé : Avant de revenir sur le paradoxe du jugement de goût, il faut relever ce que Kant déduit de ces analyses: « Le beau n'a de valeur que pour l'homme. ». En effet: « L agréable, le beau, le bon, désignent trois relations différentes des représentations au sentiment de plaisir et de peine. » Mais précisément, nous avons vu que la satisfaction esthétique ne se confondait ni avec le plaisir sensible (que l'animal ressent aussi bien que l'homme), ni avec l'intérêt moral (qui n'engage que la raison et vaut pour tous les esprits, voire les purs esprits).« On peut dire qu'entre ces trois genres de satisfaction, celle du goût pour le beau est seule une satisfaction désintéressée et libre; en effet aucun intérêt, ni des sens, ni de la raison, ne contraint l'assentiment. »Le plaisir pris à la beauté est le seul désintéressé et libre, le seul que nous éprouvions sans y être contraints ni par notre nature animale et sensible, ni par notre nature morale et rationnelle. C'est une satisfaction pure, libre de tout intérêt, mais, du même coup, une satisfaction qui engage la totalité de la nature de l'homme. La beauté en effet ne s'adresse pas qu'à la raison (sans quoi elle se confondrait avec l'intérêt moral), elle ne s'adresse pas qu'aux sens (sans quoi elle se confondrait avec l'agrément). Elle concerne l'homme en tant qu'il est et rationnel et sensible; elle engage tout l'homme, elle n'engage que l'homme.« La beauté n'a de valeur que pour les hommes, c'està-dire des êtres d'une nature animale, mais cependant raisonnables, et cela non pas seulement en tant qu'êtres raisonnables, mais aussi en même temps en tant qu'ils ont une nature animale.
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Le corrigé du sujet "Le beau, le génie et les règles de l'art ? " a obtenu la note de : aucune note
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