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Extrait du corrigé : On dira alors qu'elle n'est pas relative mais absolue. Ce à quoi s'oppose cet extrait: Ce discours de Diotime décrit une expérience qui n'est pas sans rappeler l'ascension de l'esprit vers l'Idée du Bien que décrivait Platon dans l'allégorie de la caverne. Or, il ne s'agit pas seulement d'une analogie car, pour Platon, le Bien, réalité suprême, est aussi le Beau, ce qui signifie que le Beau est la splendeur du Bien. Derrière cette conception se cache l'idée que la beauté existe de manière absolue et qu'elle n'est pas qu'une simple affaire de goût subjectif. Aussi, ce texte s'oppose aux mêmes penseurs déjà mis en cause dans l'allégorie de la caverne, à tous ceux qui, comme Protagoras, font de l'homme la mesure de toute chose, y compris pour les jugements portant sur le beau. La doctrine de Platon est à rapprocher de la conception très mathématique que les Grecs se faisaient de la beauté, considérée comme règle de juste proportion « objectivement » formulable selon des lois mathématiques purement intelligibles. Toutefois, Platon va encore plus loin, car nous pouvons ne pas être tous d'accord sur la valeur esthétique de l'harmonie qui se dégage de la forme d'un objet sensible. Ici, Diotime dépasse la référence même à toute réalité sensible, ce qui sauve la conception d'une beauté absolue de toutes les difficultés liées à la considération de beautés matérielles. Ainsi Platon espère fonder absolument l'Idée du Beau, en la protégeant de toutes les contestations qui proviennent de la relativité des jugements portant sur le sensible et qu'implique l'expression « chacun son goût ». ■ [II - Mais un jugement de goût peut-il être moral ?
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