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Extrait du corrigé : MERLEAU-PONTY Merleau-Ponty commence par énoncer sa thèse de façon négative, par deux fois, en refusant deux idées. La première idée refusée, c'est l'idée que le comportement humain soit plus naturel que la dénomination dans le langage. Cette analogie entre langage et comportement s'appuie sur l'idée que la dénomination est conventionnelle (ce qu'expliquait Hermogène dans le Cratyle de Platon). Donc, les comportements qui nous paraissent les plus spontanément normaux sont en réalité des conventions culturelles : et, juste avant ce texte, Merleau-Ponty faisait valoir que les Japonais sourient dans la colère. L'argument de l'hérédité fonctionne alors comme un argument a fortiori (« même ceux qui... ») : rien n'est absolument réductible au corps, c'est-à-dire à la nature, et la paternité, en tant que valeur culturelle construite, dépasse l'instinct de reproduction. La deuxième idée refusée (à partir de « il est impossible... ») est celle de la superposition de « couches » naturelles et culturelles. Merleau-Ponty veut ici lutter contre l'idée classique et commode selon laquelle coexisteraient en l'homme deux épaisseurs, deux strates géologiques, qu'on pourrait séparer l'une de l'autre et reconstituer à part l'une de l'autre : la nature et la culture. L'allusion en appelle implicitement à Rousseau et à sa statue de Glaucus : le projet de Rousseau est dénoncé comme utopique.
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