- Sujet : Faut-il vivre comme si nous ne devions jamais mourir ?
- Concepts : Faut-il - vivre - comme - si - nous - ne - devions - jamais - mourir - - 5758 - mort -
- Extrait du corrigé : Ils ne savent pas ce qui les attend et
craignent confusément que des souffrances terribles ne leur
soient infligées, peut-être en punition de leurs actes
terrestres. Les chrétiens, par exemple, imagineront que
quiconque à mal agi et n'a pas obtenu le pardon de Dieu ira
rôtir dans les flammes de l'enfer. La peur de la mort a partie
liée avec les superstitions religieuses dont la métaphysique
matérialistes nous libère. De plus, si tout dans l'univers n'est
fait que de matière, si nous, comme tous les êtres vivants, ne
sommes que des agrégats d'atomes, lorsque nous mourons, ce ne
sont que nos atomes qui se séparent, qui se désagrègent, ce
n'est que notre corps qui se décompose, en un point d'abord
(celui qui est blessé ou malade), puis en tous. Dès lors, rien
de notre être ne survit, il n'y a rien après la mort, « la mort
n'est rien pour nous ». Ceux qui pensent que la vie du corps, la
pensée, la sensation, le mouvement viennent de l'âme, et que
cette âme pourrait survivre après la mort du corps, ont tort.
Car l'âme elle-même est faite de matière, certes plus subtile,
puisque invisible ; mais si elle n'est qu'un agrégat d'atomes,
elle aussi se décompose lorsque la mort survient, et même, selon
l'expérience la plus commune, il faut penser qu'elle est la
première à se décomposer puisque le mort apparaît immédiatement
privé de vie, de sensation, de pensée et de mouvement, alors que
le reste de son corps semble encore à peu près intact et mettra
plus de temps à commencer à se décomposer. Aussi, la mort se
caractérise bien en premier lieu par l'absence de sensation : «
Habitue-toi à la pensée que le mort n'est rien pour nous,
puisqu'il n'y a de bien et de mal que dans la sensation, et que
la mort est absence de sensation. »
En effet, les sensations que nous avons de notre corps et, à
travers lui, des choses du monde sont la source de toute
connaissance, et aussi de tout plaisir et de toute douleur, donc
le vrai lieu de tout bien et de tout mal, puisque le bien réel
n'est que le plaisir et le mal la douleur. Nous pouvons désigner
la pensée d'Epicure comme un sensualisme qui fonde toute la vie
intérieure sur la sensation.
Pour accèder à la totalité du corrigé, veuillez suivre les instructions de la colonne de droite.
|
Pourquoi pas gratuit ?
- Les corrigés que nous vous proposons ont été réalisés par des professeurs de philosophie. Nous pensons qu'un corrigés au prix de deux croissants n'est pas vraiment un tarif excessif.
- Nos corrigés sont de qualité, très détaillés et totalement rédigés. Ils vous feront gagner un temps précieux dans la réalisation de votre devoir.
- Le fait de faire payer un corrigé réduit sa diffusion. Les corrigés gratuits sont consultables par tous...
- Un modeste reversement en échange d'un service de qualité, c'est bien normal non ?
Pour obtenir ce corrigé, un code PassUp vous est demandé
Pour savoir comment obtenir un code, cliquez sur le drapeau de votre pays :
Corrigé non disponible |