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Définitions des termes :
- conscience : La connaissance qu'a l'homme de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes. La conscience, par cette possibilité qu'elle a de faire retour sur elle-même, est toujours également conscience de soi. C'est elle qui fait de l'homme un sujet, capable de penser le monde qui l'entoure. CONSCIENCE MORALE: Jugement pratique par lequel le sujet distingue le bien et le mal et apprécie moralement ses actes et ceux d'autrui. CONSCIENCE PSYCHOLOGIQUE : Aperception immédiate par le sujet de ce qui se passe en lui ou en dehors de lui.
Extrait du corrigé : Lorsque je perçois, je me perçois comme moi me percevant ; mais je ne peux pas dire que je ne perçois « que » moi, exclusivement. S'il existe une communauté certaine entre le moi et la conscience, s'agit-il d'une identification, c'est-à-dire d'une égalité parfaite, co-extensive, qui amènerait à conclure à l'identité des deux objets ? Et si non, comment un écart entre le moi et la conscience peut-il quand même aboutir à la fondation de la conscience par le moi ? I la conscience comme synthèse du divers : Kant et Husserl -Kant : la possibilité de l'expérience consciente ne peut se faire que sous la règle d'un « Je » transcendantal (comme condition de possibilité). Ainsi, à chaque fois que je pense à quelque chose, cette pensée est accompagnée d'une pensée implicite synthétisant l'unité de celui qui pense : le « Je pense » (Critique de la raison pure). Par conséquent, même si la conscience s'oriente vers l'extérieur, elle est toujours reprise dans une synthèse personnelle et individuelle du moi. -Husserl : la conscience est fondamentalement identifiée comme révélation du moi à lui-même dans l'Ego (Méditations cartésiennes). Dès lors, la conscience qui est mienne fonde non seulement l'unité de mes perceptions, mais également mon identité à moi-même ; je demeure le même tout au long de mes expériences perceptives. Par conséquent, la conscience est pour Husserl la forme de l'identification du moi de sa propre identité. II la conscience comme irréductiblement ouverte sur l'autre : Husserl encore et Sartre -Husserl : cependant, l'identité du moi n'apparaît que comme l'horizon de l'expérience perceptive.
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Le corrigé du sujet "Le moi s'identifie-t-il à la conscience ?" a obtenu la note de : aucune note
conscience "prendre qu'est-ce moi suis-je refuse-t-on exacte mort réponse l'inconscient bienfaisante être vérité qu'une pas illusions l'animal penser chose limites l'art mauvaise obscurcie question conscience" "qui pourquoi dévoilement d'une soi-même
Qu'est-ce qu'avoir conscience de quelque chose ? La définition d'un tel processus semble au moins afficher ce caractère : la conscience est toujours conscience d'un moi. Lorsque je perçois, je me perçois comme moi me percevant ; mais je ne peux pas dire que je ne perçois « que » moi, exclusivement. S'il existe une communauté certaine entre le moi et la conscience, s'agit-il d'une identification, c'est-à-dire d'une égalité parfaite, co-extensive, qui amènerait à conclure à l'identité des deux objets ? Et si non, comment un écart entre le moi et la conscience peut-il quand même aboutir à la fondation de la conscience par le moi ?
Faut-il inclure les contenus de l'inconscient et les influences sociales dans ce qui me constitue en propre? Suis-je plus que ce que je crois être actuellement ? Les états de conscience sont changeants? Est-ce un argument contre l'unité du moi ?
Il faut entendre le "moi" comme le lieu de la conscience, du "cogito" cartésien. A ce "moi", il faudra opposer avec Freud, le "ça" et le "surmoi" de la deuxième topique.
Faut-il inclure les contenus de l'inconscient et les influences sociales clans ce qui me constitue en propre? Suis-je plus que ce que je crois être actuellement ? Les états de conscience sont changeants. Est-ce un argument contre l'unité du moi ?
"Posséder le Je dans sa représentation : ce pouvoir élève l'homme infiniment au-dessus de tous les autres êtres vivants sur la terre. Par là, il est une personne; et grâce à l'unité de la conscience dans tous les changements qui peuvent lui survenir, il est une seule et même personne, c'est-à-dire un être entièrement différent, par le rang et la dignité, de choses comme le sont les animaux sans raison, dont on peut disposer à sa guise ; et ceci, même lorsqu'il ne peut pas encore dire le Je, car il l'a cependant dans sa pensée.
Il faut remarquer que l'enfant, qui sait déjà parler assez correctement, ne commence qu'assez tard (peut-être un an après), à dire Je; avant, il parle de soi à la troisième personne (Charles veut manger, marcher, etc.) ; et il semble que pour lui une lumière vienne de se lever quand il commence à dire Je; à partir de ce jour, il ne revient jamais à l'autre manière de parler. Auparavant il ne faisait que se sentir; maintenant il se pense."
Emmanuel Kant, Anthropologie du point de vue pragmatique (1798), trad. M. Foucault, Vrin, 1984.
FREUD: «Le Surmoi est une instance découverte par nous, la conscience une fonction que nous lui attribuons parmi d'autres, et qui consiste à surveiller et à juger les actes et les intentions du Moi et à exercer une activité de censure.»
« La conscience suppose une séparation de moi d'avec moi. » (ALAIN, Histoire de mes pensées.)
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