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Définitions des termes :
- liberté : Ce mot, en philosophie a trois sens : 1° Libre arbitre. Pouvoir mystérieux de choisir entre les motifs qui me sollicitent sans être déterminé par aucun d'eux. 2° Liberté de spontanéité. S'oppose non plus au déterminisme mais à la contrainte : état de celui qui agit sans être contraint par une force extérieure. 3° Liberté du sage. État de celui qui est délivré des passions et agit à la lumière de la raison.
- mal : Mal physique: douleur, souffrance. Mal moral: Contraire au Bien. Faute.
Extrait du corrigé :LIBERTÉ (lat. libertas, condition de l'homme libre)
Gén. La liberté au sens primitif s'oppose à l'esclavage et se définit alors négativement comme absence de contrainte extérieure. On appelle ordinairement liberté physique le fait d'agir sans entrave ou de suivre spontanément les lois correspondant à sa nature propre comme le fait une plante qui se développe sans tuteur. Appliquée à l'homme, cette expression semble inadéquate sauf à désigner strictement la possibilité matérielle de faire. Car, pour qu'un homme soit libre, il faut non seulement qu'il puisse matériellement, mais encore qu'il veuille : l'homme peut toujours s'interdire à lui-même de faire ce qu'il peut faire.
Mor. État d'un être qui se décide après réflexion, en connaissance de cause, qu'il fasse le bien ou le mal. La liberté, au sens moral, caractérise l'homme en tant qu'être responsable. Ainsi, Kant distingue la volonté libre, qui suppose que celui qui agit sait ce qu'il veut et agit conformément à des raisons qu'il approuve, et l'arbitraire, qui ne suppose pas l'existence de la raison. La liberté morale est donc autonomie, obéissance à la loi de la raison (pouvoir de se déterminer par soi-même) et non soumission aux penchants de la sensibilité». Cependant, la liberté semble ici se confondre avec la Raison. Descartes, au contraire, considérait que la liberté se manifeste déjà dans tout acte de choisir, distinguant ainsi la liberté éclairée (qui sait ce qu'elle veut) de la liberté d'indifférence (définie comme l'indétermination de la volonté relativement à ses objets). On peut toujours choisir entre deux solutions alors même qu'on est indifférent. Pour Descartes, la liberté n'est donc pas toujours responsabilité, mais d'abord libre arbitre qui, en son plus bas degré, se définit comme simple puissance d'agir sans aucune raison ou sans autre cause que l'existence même de cette puissance de choisir arbitrairement.
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Le corrigé du sujet "Ma liberté n'est-elle que celle de faire le mal ?" a obtenu la note de : aucune note
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Donner une définition simple et univoque de la liberté n’est possible qu’au prix d’une simplification inacceptable du concept de liberté. En effet, pour définir la liberté, il faut nécessairement faire référence à un terme qui s’oppose à elle. Ainsi on peut définir la liberté par opposition à l’esclavage : alors elle est la condition d’une personne qui n’est pas sous la dépendance d’une autre. Elle s’oppose également à la contrainte, puisqu’elle est le pouvoir de faire ce que l’on veut ; mais elle s’oppose également à l’oppression, en tant qu’elle est le droit de faire tout ce que les lois permettent, sous réserve de ne pas porter atteinte aux droits d’autrui. Enfin, elle s’oppose au déterminisme, puisqu’elle est le pouvoir de la raison humaine de se déterminer en toute indépendance. Prenons garde à la lettre du sujet qui nous demande de réfléchir sur « ma » liberté et non sur « la » liberté. Cela implique qu’il nous faudra considérer une dimension expérientielle, intime de la liberté, celle qui s’incarne dans un sujet, et non comme un pur concept.
Faire le mal est une notion qui ne peut se définir simplement, dans la mesure où nombreuses sont les réalités que nous pouvons subsumer de manière contingente et relative sous cette qualité. En effet, la notion de mal est pour une part relative aux lieux, aux époques, et aux situations dans lesquelles le mal est pratiqué. Nombreuses sont les actions que nous pouvons considérer en un temps donné comme l’expression du mal qui cessent de l’être si nous regardons quelles motivations réelles y président (tuer quelqu’un par haine ou pour abréger ses souffrances, quand bien même il s’agit de la même action, n’a pas la même signification). Il ne s’agit pas de faire de la notion de mal une notion toute relative, mais de montrer que la valeur axiologique d’un acte peut varier en fonction des circonstances.
Le sujet nous demande précisément si ma liberté n’est que celle de faire du mal, formulation restrictive qui implique que c’est pour autant que nous pouvons faire le mal que nous sommes libres.
Nous nous demanderons donc si la liberté du sujet s’incarne uniquement dans la possibilité de faire du mal, dans d’autres possibilités d’agir, ou s’il n’est pas plus juste d’entendre par liberté non la capacité d’un faire, mais un certain rapport subjectif aux évènements du monde.
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