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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : En multipliant les richesses, l'économie capitaliste de l'échange rend possible une « redistribution des revenus » ; mais, si souhaitable que puisse paraître une telle politique, le moment arrive nécessairement où elle se révèle autodestructrice. 2) C'est le vice et non la morale qui fonde l'économie capitaliste. Adam Smith dans sa Théorie des sentiments moraux observe que ce n'est point par philanthropie que le boucher nous cède sa viande. Ce qu'il vise, c'est son intérêt, comme nous visons le nôtre. Mais lui et nous, qui croyons n'être mus que par notre intérêt individuel, nous ne nous rendons pas compte que l'échange auquel nous procédons produit des conséquences bénéfiques à la société tout entière. Ce résultat, chez Smith, à la différence de ce qui est suggéré par Mandeville, n'est pas obtenu par l'exploitation de l'un des échangistes par l'autre. Le boucher de Smith ne trompe pas son client, pas plus que ce dernier n'est en mesure d'imposer au boucher un prix qui ne permettrait pas à celui-ci de rentrer dans ses fonds. En effet, si le client peut trouver une viande de meilleure qualité à un moindre prix, il ira se fournir chez un autre boucher ; le boucher, de son côté, peut résister à la défection d'un client qui prétend lui extorquer des rabais abusifs, s'il est sûr que le « mauvais » client ne trouvera pas ailleurs la même viande à meilleur prix. À condition, évidemment, que prévale la concurrence effective entre les bouchers, c'est le marché qui assure la civilité de l'échange. 3) La justice comme morale.
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Le corrigé du sujet "La morale a-t-elle sa place dans les rapports économiques ?" a obtenu la note de : 









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Remarquer qu'il n'est pas dit « lois » économiques, mais « rapports » économiques. Remarquer également qu'il ne s'agit pas de savoir de quelle morale il peut s'agir, ce qui serait bien ou mal et pourquoi, mais si la réflexion et l'action « éthique » peuvent (en droit et en fait) concerner les rapports économiques.
Saisir qu'il ne nous est pas demandé formellement quelle peut être cette place mais si elle peut en avoir une. (Il peut cependant apparaître qu'une réflexion de cette nature est admissible ici mais à condition qu'elle soit subordonnée à l'interrogation fondamentale exigée ici : oui ou non la réflexion et l'action relevant du domaine de la morale ont-elles une place dans les rapports économiques ?)
Encore que l'on pourrait soutenir que le « sa » de « sa place » peut renvoyer au problème de savoir si les rapports économiques doivent (et peuvent) être subordonnés à des exigences morales.
La morale ne semble pas avoir sa place dans l’économie, ce sont deux domaines qui ne traitent pas de la même chose. Mais faut-il pour autant supprimer toute réflexion morale de l’économie, n’est-ce pas un grand risque de ne pas moraliser le domaine de l’économie. La place de la morale s’avère importante surtout au moment de la distribution des richesses, de la juste répartition des bénéfices de l’économie et veiller à ce que personne ne souffre des lois du marché. Après les échecs des idéologies utopistes socialistes et communistes, nous sommes bien conscients que la morale ne peut tout régler d’un coup et supprimer toute injustice. L’économie et le profit ne sont pas sans mal, est-ce à la morale de fixer les limites de ce que l’économie ne doit pas dépasser ?
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