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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : Supposons, par exemple, que mon ami, voyant les assassins diriger leurs pas vers la maison, décide de s'enfuir à mon insu. En affirmant qu'il est sorti alors que je le crois à l'intérieur de la maison, j'exprime le contraire de ce que je pense, mais je dis la vérité ce qui est. Mon mensonge « bienveillant » peut ainsi mettre les assassins sur les traces de mon ami et être cause de sa mort. Mais suis-je vraiment responsable ? le meurtre de cet homme n'est-il pas la faute des meurtriers ? Le fait que l'accomplissement d'un devoir en entraîne des conséquences désastreuses n'est-il pas imputable à quelqu'un d'autre ? Le « conséquentialiste » objectera qu'on ne peut pas toujours rester « les mains propres », qu'il y a des circonstances extraordinaires où nous sommes certains que le respect d'une exigence « déontologique » aurait de graves conséquences. On peut admettre cette objection et soutenir qu'en pareil cas nous pouvons être forcés à agir autrement que mus par cette exigence. Mais faut-il pour autant accorder une valeur morale à un tel acte ? autrement dit, peut-on affirmer qu'il peut être moral de mentir, voire de tuer , Si je tue un homme pour en sauver dix, puis-je pour autant affirmer que le meurtre peut avoir une valeur morale ?
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Le mensonge est un thème au carrefour de plusieurs interrogations philosophiques. Il met en effet en jeu notre rapport à autrui, les possibilités du langage ou encore la place de la vérité. Comme on le sait le mensonge est, d’après la Bible, un pêché ; toutefois nous verrons que la morale ne saurait, sans s’exposer à d’inextricables difficultés, condamner absolument le mensonge. La question « a-t-on parfois le droit de mentir ? » devrait donc se dédoubler en celle-ci : mentir n’est-ce pas parfois un devoir ? En effet s’il faut justifier un droit ne faut-il pas invoquer un devoir ?
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