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Sujet : En quel sens ai-je besoin d'autrui pour être conscient de moi-même ? (Pistes de réflexion seulement)

Définitions des termes :
  • sens : Du latin sensus, organe des sens, façon de sentir ou de penser . (a) Faculté d'éprouver des sensations d'un certain ordre (exemple : le sens du toucher). (b) Intelligence intuitive ou immédiate (exemple : le sens du commerce). (c) Intention de celui qui parle ou agit, signification des mots qu'on emploie. (d) Direction ou orientation d'un mouvement. (e) Bon sens : faculté de bien juger, de distinguer le vrai d'avec le faux (synonyme de raison chez Descartes). (f) Sens commun : ensemble d'opinions et de jugements reçus dans un milieu déterminé.
  • besoin : Ce qui est nécessaire à l'existence, à la conservation ou au développement d'un être vivant. En dehors des besoins strictement vitaux (boire, manger, dormir), on peut identifier chez l'homme des besoins spirituels et moraux (aimer, être aimé, être reconnu, etc.) dont semble dépendre son épanouissement.
  • autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.
  • être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
  • conscience : La connaissance qu'a l'homme de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes. La conscience, par cette possibilité qu'elle a de faire retour sur elle-même, est toujours également conscience de soi. C'est elle qui fait de l'homme un sujet, capable de penser le monde qui l'entoure. CONSCIENCE MORALE: Jugement pratique par lequel le sujet distingue le bien et le mal et apprécie moralement ses actes et ceux d'autrui. CONSCIENCE PSYCHOLOGIQUE : Aperception immédiate par le sujet de ce qui se passe en lui ou en dehors de lui.
  • même : Analogue, aussi, égal, identique, uniforme.
  • réflexion : Méditation, pensée.

Extrait du corrigé :   Avant toute connaissance de soi, avant de tenter le geste de se connaître soi-même, il faut déjà fonder ce soi-même en tant que tel, c'est-à-dire avoir une conscience de soi. Par exemple, le fou qui pense qu'il n'existe pas, c'est-à-dire qui n'a pas conscience de lui, ne pourrait pas chercher à se connaître. Or, selon Hegel, cette conscience de soi s'appuie nécessairement sur la reconnaissance d'un autre moi, d'autrui. Il faut que je reconnaisse autrui comme tel, libre et différent de moi, pour que je puisse avec conscience de moi-même. Autrui est donc la condition de possibilité de la conscience de soi, et a fortiori, la condition de possibilité de toute connaissance de soi. Conclusion : La thèse hégélienne consiste à se placer en deçà du « je pense » cartésien, plus précisément, du « je » dans le « je pense ». Il n'y a en effet pas de « je » si je ne me reconnais pas moi-même. Cette reconnaissance de soi ne peut pas surgir ex nihilo, mais doit se construire. C'est ici qu'autrui intervient, comme l'autre et comme mon semblable. Comme autre, parce que fonder l'unité d'un moi, pour emprunter le vocabulaire psychanalytique, suppose quelque chose qui n'est pas moi, un extérieur à moi-même.

En quel sens ai-je besoin d'autrui pour être conscient de moi-même ? (Pistes de 

réflexion seulement)

Corrigé : En quel sens ai-je besoin d'autrui pour être conscient de moi-même ? (Pistes de 

réflexion seulement) Corrigé de 2672 mots (soit 4 pages) directement accessible

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